Grève du 29 septembre : des milliers de manifestants et plusieurs lycées bloqués en Centre-Val de Loire et en Poitou

La journée de grève de la fonction publique du mardi 29 septembre 2026 a donné lieu à plusieurs rassemblements en Centre-Val de Loire et en Poitou. Des milliers de personnes ont manifesté à Tours, Poitiers, Niort, Châteauroux ou encore Blois, tandis que plusieurs établissements scolaires ont été bloqués par des lycéens. Des incidents ont également éclaté avec les forces de l’ordre, notamment à Tours et Vendôme. À l’échelle nationale, la CGT annonce plus de 300 000 manifestants.
Plus de 2 000 manifestants à Tours et à Poitiers
À Tours, la mobilisation a réuni 2 300 personnes selon la préfecture d’Indre-et-Loire, contre 2 600 d’après la CGT. À Poitiers, environ 2 000 participants ont défilé dans l’après-midi, avant une fin de manifestation devant la préfecture. Dans les Deux-Sèvres, l’intersyndicale a annoncé 1 500 manifestants à Niort et près de 200 personnes se sont mobilisées à Thouars. Les rassemblements ont également réuni 850 personnes dans le Loir-et-Cher, dont près de 600 à Vendôme, ainsi que 500 manifestants à Châteauroux et 400 à Châtellerault. À Montmorillon, environ 70 personnes s’étaient rassemblées dans la matinée, avant qu’une partie ne rejoigne le cortège poitevin.
Plusieurs lycées bloqués et des incidents avec la police
La mobilisation a également touché les établissements scolaires. À Tours, le lycée Balzac a été bloqué une partie de la journée, tandis que des tensions ont éclaté devant le lycée Grandmont, où des jets de pierres ont entraîné une riposte des forces de l’ordre à l’aide de grenades lacrymogènes. Un lycéen a été interpellé. Des blocages ont aussi été recensés aux lycées Jean-Monnet de Joué-lès-Tours et Rabelais de Chinon. À Vendôme, des incidents devant le lycée Ronsard ont conduit à plusieurs interpellations, dont deux jeunes placés en garde à vue selon les premières informations. À Poitiers, les lycées Nelson-Mandela et Victor-Hugo ont également été concernés par des blocus, tout comme le lycée Jean-Macé à Niort, où plusieurs centaines de jeunes se sont mobilisés.
Salaires et conditions de travail au cœur des revendications
Les syndicats mobilisés dénoncent notamment le gel du point d’indice, les difficultés de recrutement et la dégradation des conditions de travail dans les services publics. À Thouars, les représentants syndicaux ont particulièrement évoqué la situation des personnels hospitaliers, des enseignants et des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Selon les chiffres communiqués à la mi-journée par le ministère de l’Action et des Comptes publics, 9,64 % des agents de la fonction publique d’État étaient en grève, contre 5,68 % dans la fonction publique territoriale et 4,5 % dans la fonction publique hospitalière. Le ministère de l’Éducation nationale annonçait pour sa part un taux moyen de 13,71 % de grévistes parmi les enseignants sur le périmètre couvert par son relevé.
Une grève prend fin à Thouars après une semaine de mobilisation
En marge de cette journée nationale, une centaine de salariés de l’entreprise CEE Schisler, à Thouars, étaient également mobilisés depuis une semaine pour réclamer de meilleures conditions de travail et de rémunération. À l’issue de négociations avec la direction, le délégué syndical CGT Manuel Dos Reis a annoncé mardi après-midi la fin du mouvement, effective mercredi 30 septembre à partir de 5 h. À Blois, les organisations syndicales ont indiqué qu’une réunion de l’intersyndicale était prévue jeudi 1er octobre afin de décider d’une éventuelle poursuite de la mobilisation.
en partenariat avec REGIEPRO


