À Angers, la Clinique de l’Anjou inaugure 4 270 m² supplémentaires et huit nouvelles salles opératoires
Après 24 mois de travaux et un investissement de 20 millions d’euros, la Clinique de l’Anjou franchit une nouvelle étape dans son développement. Le samedi 3 octobre 2026, l’établissement angevin inaugurera officiellement son nouveau plateau technique de 4 270 m², qui accueille notamment un second bloc opératoire, une unité de soins intensifs polyvalents et une nouvelle pharmacie.

C’est un chantier qui doit désormais trouver sa traduction dans le quotidien des patients. Après deux années de travaux, la Clinique de l’Anjou inaugurera officiellement, samedi 3 octobre 2026, sa nouvelle extension de 4 270 m². Un investissement de 20 millions d’euros destiné à accompagner la progression de l’activité de l’établissement et à répondre à une demande de soins en augmentation dans plusieurs spécialités. « L’enjeu principal de cette extension est le développement de l’activité opératoire globale de la structure qui fait face à une demande de soins en augmentation dans la plupart de ses spécialités », explique la direction de la clinique.
Fondée en 2006 après le regroupement de trois cliniques angevines, la Clinique de l’Anjou poursuit ainsi sa transformation. L’établissement compte aujourd’hui 373 lits et places, 721 salariés et 169 médecins répartis dans 27 spécialités. En 2025, il a enregistré 86 000 séjours et 34 000 passages aux urgences, avec un taux de chirurgie ambulatoire de 65,7 %. Cette nouvelle extension doit permettre d’absorber une partie de cette activité croissante, mais aussi de modifier l’organisation de certaines prises en charge afin de rendre le passage des patients plus rapide et plus fluide.
Huit salles opératoires supplémentaires
La principale évolution concerne le bloc opératoire. Avec l’ouverture de ce nouveau plateau, la clinique passe de 22 à 30 salles opératoires, soit huit salles supplémentaires. Une capacité nouvelle qui doit permettre à l’établissement de développer son activité chirurgicale dans plusieurs disciplines, alors que les besoins augmentent et que la chirurgie ambulatoire prend une place de plus en plus importante dans les parcours de soins.
Le nouveau bloc représente à lui seul 1 300 m². Il accueille notamment deux parcours spécifiques baptisés « Fast Track », l’un consacré à l’ophtalmologie et l’autre à l’endoscopie en gastro-entérologie. Le principe est de limiter les temps d’attente et les déplacements au sein de l’établissement, tout en conservant un accompagnement individualisé du patient. « Les deux parcours partagent la même philosophie : accueil individualisé, déplacements réduits au minimum, vestiaires individuels et sécurisés, attente limitée grâce à une coordination fine des programmations opératoires, et un espace collation convivial en sortie de bloc », détaille la Clinique de l’Anjou.
Ces nouveaux parcours sont ouverts du lundi au vendredi et peuvent accueillir chacun jusqu’à 80 patients par jour. Pour l’établissement, l’objectif est de proposer une prise en charge concentrée sur quelques heures, notamment pour des interventions qui permettent un retour rapide au domicile. « Résultat pour le patient : une durée d’hospitalisation ramenée à quelques heures, et un parcours dont il reste acteur du début à la fin », indique la clinique.
Déjà plus de 4 680 interventions depuis le mois de mai
Si l’inauguration officielle intervient ce samedi, le nouveau bloc opératoire fonctionne déjà depuis plusieurs mois. Ouvert en mai 2026, il a rapidement commencé à accueillir les patients et les équipes médicales. En seulement quatre mois, plus de 4 680 interventions y ont été réalisées, avec une répartition quasiment équivalente entre la gastro-entérologie et l’ophtalmologie.
Pour la Clinique de l’Anjou, ces premiers mois d’activité constituent un premier bilan encourageant du transfert vers ce nouvel outil. L’établissement annonce une progression de 2,5 % de son activité globale dans ces deux spécialités, alors même que le nouveau fonctionnement continue de monter en puissance. Cette organisation doit désormais permettre de poursuivre le développement de l’activité opératoire tout en travaillant sur la réduction des temps de présence des patients.
Cette logique de parcours plus courts s’inscrit également dans l’évolution de l’activité de la clinique, où la chirurgie ambulatoire représente déjà une part importante des interventions. En 2025, son taux de chirurgie ambulatoire atteignait ainsi 65,7 %, confirmant la place prise par ces prises en charge permettant, lorsque l’état du patient et l’intervention le permettent, un retour au domicile le jour même.
Une unité de soins intensifs de 800 m²
L’extension ne se résume toutefois pas au nouveau bloc opératoire. Le projet comprend également une Unité de Soins Intensifs Polyvalents (USIP) de 800 m², destinée aux patients nécessitant une surveillance médicale renforcée. L’objectif est de disposer d’un environnement adapté aux situations nécessitant une prise en charge plus rapprochée, avec des espaces conçus à la fois pour les patients et pour les équipes.
La clinique indique avoir porté une attention particulière à l’ergonomie des locaux et aux conditions de travail des professionnels. « Ses espaces ont été conçus pour conjuguer haut niveau de technicité, confort pour les patients et ergonomie de travail pour les équipes soignantes », précise l’établissement. Cette nouvelle unité vient ainsi compléter les capacités médicales et chirurgicales du site et renforcer son aptitude à prendre en charge des patients nécessitant une surveillance particulière.
Une nouvelle pharmacie pour sécuriser le circuit du médicament
Autre composante de cette extension : une nouvelle pharmacie à usage intérieur, installée elle aussi sur une surface de 800 m². Moins visible pour les patients que le nouveau bloc opératoire, cet équipement joue pourtant un rôle important dans le fonctionnement quotidien de l’établissement puisqu’il concerne directement le circuit du médicament.
La nouvelle pharmacie doit permettre de revoir l’organisation de cette activité et de renforcer la sécurisation des différentes étapes, depuis la réception et la gestion des médicaments jusqu’à leur mise à disposition pour les services de la clinique. « La nouvelle pharmacie à usage intérieur permet d’optimiser et de sécuriser l’ensemble du circuit du médicament au sein de l’établissement », explique la direction.
20 millions d’euros d’investissement
Au total, le projet aura nécessité 20 millions d’euros d’investissement et 24 mois de travaux. Son financement repose principalement sur des emprunts, auxquels s’ajoute une subvention de 1,8 million d’euros accordée par l’Agence régionale de santé (ARS).
Pour la Clinique de l’Anjou, cet investissement doit permettre d’accompagner le développement de l’établissement dans les prochaines années, alors que son activité s’est considérablement développée depuis sa création en 2006. L’objectif n’est donc pas seulement d’ajouter des mètres carrés, mais de revoir une partie de l’organisation des soins autour d’un parcours présenté comme « plus fluide, plus court et plus rassurant, de l’arrivée dans l’établissement jusqu’à sa sortie ».
en partenariat avec REGIEPRO


