
Après près d’une semaine de mobilisation, les lycéens ont de nouveau investi le Champ-de-Mars à Angoulême ce mercredi 7 octobre 2026. Dans une ambiance décrite comme calme, le mouvement entend maintenir la pression. Des étudiants, des enseignants et des militants syndicaux ont également rejoint le cortège, tandis que de nouveaux blocages sont annoncés jeudi.
La mobilisation lycéenne ne retombe pas à Angoulême. Mercredi 7 octobre 2026, après plusieurs jours d’actions dans les établissements de la Charente, des lycéens se sont retrouvés au Champ-de-Mars avant de défiler dans le centre-ville.
Arrivés progressivement sur la place à partir de 13 heures, les élèves ont installé banderoles et pancartes avant le départ du cortège. Le rassemblement s’est déroulé dans une ambiance calme, avec la volonté affichée de montrer que le mouvement reste mobilisé après près d’une semaine d’actions.
Une mobilisation qui dépasse désormais les lycées
Le mouvement ne rassemble plus uniquement des lycéens. Des étudiants de l’École européenne supérieure de l’image (EESI) ont également participé au rassemblement.
Parmi eux, Noé, étudiant en troisième année, explique voir un lien direct entre les revendications des lycéens et celles des étudiants, notamment autour de Parcoursup. Selon son estimation rapportée par Charente Libre, environ 120 étudiants de l’EESI se seraient mobilisés en Charente depuis le début de la contestation.
Quelques enseignants, ainsi que des militants de la CGT et de Force ouvrière, étaient également présents dans le cortège.
Cette mobilisation traduit ainsi un mouvement qui cherche à dépasser les seuls établissements secondaires et à fédérer différents acteurs autour des questions d’éducation et d’avenir des jeunes.
Des revendications toujours bien présentes
Derrière les blocus et les rassemblements, les revendications restent au cœur de la mobilisation.
Les jeunes mobilisés mettent notamment en avant leurs inquiétudes sur les moyens accordés à l’éducation et sur leur avenir. Le contexte budgétaire alimente également leurs interrogations, à l’heure où le prochain budget de l’État n’est pas encore adopté.
À Angoulême, le cortège a finalement pris la direction du centre-ville au son de slogans repris collectivement. Pour les manifestants rencontrés par Charente Libre, l’objectif est notamment de montrer que la mobilisation ne s’essouffle pas.
Les blocages doivent reprendre jeudi matin
La journée de mercredi ne devrait pas constituer un point final.
Au lycée Marguerite-de-Valois, les cours doivent reprendre normalement en présentiel jeudi, après le retour des internes mercredi soir. Mais les élèves mobilisés annoncent déjà la reprise du blocus dès jeudi matin.
Le LISA devrait également être concerné. Une lycéenne citée par Charente Libre explique que les élèves comptent arriver très tôt pour remettre en place le dispositif, avec une mobilisation susceptible de se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine.
Une assemblée générale doit par ailleurs se tenir jeudi place New-York, afin de décider de la suite du mouvement.
À Angoulême, le mouvement veut désormais s’installer dans la durée
Après près d’une semaine d’actions, les lycéens cherchent donc à inscrire leur mobilisation dans le temps. La journée de mercredi a permis de rassembler plusieurs établissements et de faire participer davantage d’étudiants et d’adultes.
Le prochain rendez-vous sera désormais celui de jeudi, avec la reprise annoncée des blocages et une assemblée générale qui doit permettre aux mobilisés de discuter de la poursuite du mouvement.
en partenariat avec REGIEPRO


