
Une quarantaine de salariés de LDC ont manifesté devant le siège du groupe, vendredi 9 octobre 2026, à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) selon Actu.fr. Soutenus par le syndicat Sud Industrie, ils réclament de meilleurs salaires et dénoncent le manque de personnel ainsi que des méthodes de management contestées.
La colère monte chez les salariés du géant de la volaille. Réunis devant le siège de LDC, vendredi 9 octobre, les manifestants ont dénoncé une situation professionnelle qu’ils jugent de plus en plus difficile.
Des salaires insuffisants et des horaires contraignants
La revalorisation des rémunérations figure parmi les principales revendications. « Avec 1 500 euros par mois, je ne m’en sors pas », témoigne un père de famille. Pour les employés venant notamment du Mans ou d’Angers, les frais de déplacement pèsent lourdement sur le budget. « Le carburant coûte trop cher », déplore une manifestante.
Les horaires sont également pointés du doigt, avec des prises de poste très matinales et du travail le week-end. « On n’a plus de temps avec nos familles », regrette une salariée.
Le manque de personnel et le management critiqués
Les grévistes dénoncent aussi une pression managériale importante. Une salariée affirme que les employés seraient fortement incités à accepter un CDI, sous peine de ne pas voir leur mission renouvelée.
Le manque d’effectifs compliquerait également le travail quotidien. « Qu’on soit dix ou deux personnes présentes, la machine est réglée pareil », déplore une formatrice au couteau, qui évoque des équipes démoralisées.
Plusieurs salariés dénoncent par ailleurs des sanctions qu’ils estiment injustifiées et s’inquiètent des conséquences de la charge de travail sur leur santé. « On a toujours plus d’arrêts maladie parce qu’on ne s’en sort pas », témoigne l’un d’eux.
Les grévistes attendent des changements concrets
Pour Amadou, délégué syndical du site, ces difficultés ont déjà été signalées à plusieurs reprises, sans amélioration notable. « On a déjà fait remonter ces problèmes, et on nous dit que des solutions seront trouvées. Mais on n’a jamais eu de changement », déplore-t-il.
Peu avant 10 heures, les manifestants attendaient que la direction vienne à leur rencontre. « On veut que tout le monde puisse s’exprimer », insiste le délégué syndical.
Contactée, la direction de LDC n’avait pas répondu aux sollicitations au moment de la rédaction de cet article.
en partenariat avec REGIEPRO


