À Angers, le musée Jean-Lurçat reçoit une nouvelle tapisserie grâce au mécénat d’Angers Musées Vivants
À l’occasion de ses 40 ans, le musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine, à Angers, enrichit ses collections avec une œuvre qui fait dialoguer deux monuments de l’art textile angevin. Intitulée Le Chant de l’Apocalypse, cette tapisserie de Stéphane Couturier, réalisée en 2024, a rejoint le musée lundi 12 octobre 2026. Son acquisition a été rendue possible grâce au mécénat de l’association Angers Musées Vivants.

La remise de l’œuvre s’est déroulée en présence de l’artiste et de Nicolas Dufetel, adjoint à la Culture et au Patrimoine de la Ville d’Angers. Cette nouvelle pièce s’inscrit dans la vocation du musée : faire vivre la tapisserie contemporaine tout en renouvelant les liens entre patrimoine et création artistique.
Une œuvre née du dialogue entre deux tapisseries emblématiques d’Angers
L’histoire du Chant de l’Apocalypse commence en 2020. Cette année-là, Stéphane Couturier, photographe lauréat du prix Niepce en 2003, est accueilli en résidence artistique au Repaire Urbain. Il devient le premier photographe à bénéficier de ce dispositif à Angers. Son travail sur la superposition et la transformation numérique des images donne également lieu à une exposition à l’artothèque.
Au fil de ses recherches, l’artiste s’intéresse à deux œuvres majeures conservées à Angers : la tenture de l’Apocalypse, au château, et le Chant du monde de Jean Lurçat, présenté au musée qui porte son nom. De cette rencontre naît une série de trois photographies, qui servira ensuite de point de départ à la création textile.
Loin de reproduire simplement les images originales, la tapisserie les réinterprète. Le projet prend forme grâce au travail des liciers Frédérique Bachellerie et Peter Schönwald, de l’Atelier 3, à Paris.
Laine, coton et matériaux de récupération : une tapisserie contemporaine
Dans Le Chant de l’Apocalypse, la photographie devient matière. La laine, le coton, les fils métalliques et des matériaux de récupération se mêlent pour composer une œuvre qui explore les possibilités du tissage contemporain.
Cette approche illustre la manière dont les artistes et les artisans d’aujourd’hui s’approprient un savoir-faire ancien pour lui donner de nouvelles formes. Le travail de Stéphane Couturier ne se limite pas à une transposition de l’image : il repose sur une hybridation entre photographie, matières et techniques textiles.
Le résultat prolonge ainsi le dialogue entre deux références importantes du patrimoine angevin, tout en ouvrant de nouvelles perspectives à la création contemporaine.
Angers Musées Vivants a financé l’acquisition
L’arrivée de cette tapisserie dans les collections du musée a été rendue possible grâce au mécénat de l’association Angers Musées Vivants. Son soutien contribue à l’enrichissement des collections publiques et à la présence, dans les musées angevins, d’œuvres témoignant de la création artistique actuelle.
Cette acquisition intervient alors que le musée Jean-Lurçat célèbre son 40e anniversaire. Elle marque une nouvelle étape dans sa mission de valorisation de la tapisserie contemporaine, dans une ville où l’art textile occupe une place particulière, de la tenture médiévale de l’Apocalypse aux compositions de Jean Lurçat.
La tapisserie exposée pendant six mois au musée Jean-Lurçat
Les visiteurs pourront découvrir Le Chant de l’Apocalypse pendant six mois dans l’espace d’actualité du musée. La tapisserie sera présentée avec les photographies qui sont à l’origine du projet, permettant de comprendre comment les images de Stéphane Couturier ont été transformées en création textile.
Cette présentation mettra en lumière les différentes étapes du processus artistique, de la recherche photographique au tissage, et le rôle des artisans dans la réalisation de l’œuvre.
en partenariat avec REGIEPRO


