
Les syndicats CGT et Sud Santé Sociaux-Solidaires appellent les salariés de Coallia en Basse-Normandie à se mobiliser lundi 19 octobre 2026, à Alençon (Orne) selon Actu.fr. Ils dénoncent notamment des problèmes de planning, un manque de personnel, des erreurs de paie et des locaux inadaptés.
Les salariés de Coallia sont appelés à la grève lundi 19 octobre 2026. À l’initiative de la CGT et de Sud Santé Sociaux-Solidaires, un rassemblement est prévu de 10 h à 16 h devant le site de l’organisme, situé au 37-41, avenue de Quakenbrück, à Alençon. L’objectif affiché par les organisations syndicales : obtenir de meilleures conditions de travail et faire entendre les revendications des employés.
Des problèmes de planning et de gestion du personnel
Parmi les difficultés dénoncées par les syndicats figurent des problèmes récurrents dans l’organisation des plannings. Ils évoquent des mises à jour tardives, voire inexistantes, ainsi qu’un manque d’anticipation. Les heures supplémentaires ne seraient pas toujours correctement comptabilisées ou prises en compte dans les outils de gestion du personnel.
Les organisations syndicales regrettent également que certaines recommandations du comité social et économique (CSE) ne soient pas appliquées. Elles pointent par ailleurs des interrogations concernant la vidéosurveillance, notamment au regard du respect du règlement général sur la protection des données (RGPD).
Le manque d’anticipation dans la préparation des réunions et la consultation des représentants du personnel compliquerait aussi, selon elles, l’exercice de leurs missions.
Des locaux jugés inadaptés et un manque de personnel
Les conditions matérielles de travail font également partie des griefs avancés. Les syndicats dénoncent notamment des locaux situés rue du Collège, jugés inadaptés, avec l’absence d’une véritable salle de pause et des sanitaires mixtes qui soulèveraient des questions réglementaires.
Ils signalent aussi une application insuffisante de certaines dispositions relatives au travail de nuit, malgré les alertes formulées auprès de la direction.
Autre point de tension : les effectifs. Selon les syndicats, le manque de personnel pèse à la fois sur les conditions de travail des salariés et sur la qualité de l’accompagnement des personnes accueillies.
Le pouvoir d’achat au cœur de la mobilisation
Les organisations syndicales dénoncent également des problèmes récurrents de paie, susceptibles d’entraîner des difficultés financières et administratives pour les employés concernés. Elles regrettent par ailleurs l’absence de revalorisation générale de la valeur du point, alors que le coût de la vie a fortement augmenté.
Les frais de déplacement domicile-travail constituent une autre source de préoccupation. Avec la hausse du prix du carburant, certains salariés expliquent devoir arbitrer entre les dépenses nécessaires pour se rendre au travail et celles consacrées aux besoins essentiels.
« Travailler pour vivre, pas pour survivre » : c’est l’une des revendications mises en avant par les syndicats, qui accusent Coallia, adhérente de Nexem, de contribuer à « la paupérisation des salariés ».
Un cahier de revendications pourra être rempli devant les locaux de Coallia, avenue de Quakenbrück, à Alençon, lundi 19 octobre, entre 10 h et 16 h.
en partenariat avec REGIEPRO


