En Vendée, la baisse critique des réserves d’eau menace l’approvisionnement en eau potable d’ici le mois de décembre

Le syndicat Vendée Eau et la préfecture appellent les ménages et les industries à la sobriété face au déficit pluviométrique.
La situation hydrologique du département de la Vendée atteint un niveau particulièrement bas au cours de cet automne 2026. La succession des vagues de chaleur estivales et le manque de précipitations significatives ont réduit les réserves d’eau potable, avec un taux de remplissage moyen des retenues de surface établi à 32,8 %.
D’après France 3 Régions, le président de Vendée Eau, Jacky Dallet, indique que le niveau actuel garantit la disponibilité de la ressource jusqu’au 10 décembre en l’absence de précipitations soutenues.
Une consommation estivale record et des pertes par évaporation importantes
Le bilan de la saison chaude fait apparaître une forte pression sur la ressource, alimentée par la présence de 1,6 million d’habitants et vacanciers sur le territoire départemental durant l’été. La consommation quotidienne d’eau potable s’est élevée à 230 000 m³ par jour, contre 130 000 à 140 000 m³ en période hivernale.
Les épisodes de fortes chaleurs ont également entraîné l’évaporation d’environ 8 millions de m³ d’eau sur l’ensemble des plan d’eau et barrages vendéens.
Un éventuel durcissement des restrictions d’eau envisagé par la préfecture
Deux tiers des cours d’eau du département affichent un débit très faible ou se trouvent en assec. Face à des prévisions météorologiques annonçant un temps sec pour les dix prochains jours, les autorités étudient un renforcement des arrêtés d’interdiction.
Selon le secrétaire général de la préfecture de Vendée, Nicolas Regny, de nouvelles limitations pourraient cibler l’interdiction totale du lavage des véhicules, le remplissage des bassins privés et des quotas d’utilisation pour le secteur industriel.
en partenariat avec REGIEPRO


