Vienne : plus de 100 manifestants contre un projet de trois éoliennes de 220 mètres près de Poitiers

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées samedi 31 octobre 2026 à Saint-Julien-l’Ars, dans la Vienne, pour protester contre un projet de parc éolien prévu sur la commune voisine de Jardres. Porté par la société ABO Energy, le projet des Grands-Ajoncs prévoit l’installation de trois éoliennes de 220 mètres de hauteur. L’association Vent de colère entre Vienne et Moulière, à l’origine de la mobilisation, dénonce notamment la proximité des habitations et affirme avoir déjà recueilli 1 300 signatures contre le projet.
Une centaine de personnes mobilisées à Saint-Julien-l’Ars
Les opposants au futur parc éolien des Grands-Ajoncs se sont réunis samedi matin près du rond-point situé à proximité de la place de la Mairie, à Saint-Julien-l’Ars. Au plus fort du rassemblement, un peu plus d’une centaine de manifestants étaient présents à l’appel de l’association Vent de colère entre Vienne et Moulière. Le projet, implanté sur le territoire de Jardres, à la limite de Saint-Julien-l’Ars, prévoit la construction de trois éoliennes culminant à 220 mètres. Grégory Gargot, président de l’association, s’inquiète particulièrement de leur proximité avec les zones résidentielles. Selon lui, la première habitation se trouverait à 655 mètres des installations et environ 90 maisons seraient situées à proximité. Des distances qui alimentent les inquiétudes des riverains mobilisés contre cette implantation.
Les opposants dénoncent la multiplication des projets énergétiques
Au-delà de la proximité des habitations, l’association critique la concentration des infrastructures énergétiques dans le département de la Vienne. Son président évoque notamment la présence de la centrale nucléaire de Civaux et le développement de projets agrivoltaïques. Il assure toutefois que son collectif n’est pas opposé aux énergies renouvelables, mais souhaite que leur implantation respecte davantage les territoires concernés. Grégory Gargot met également en cause le modèle économique du porteur de projet, ABO Energy, qu’il accuse de privilégier les intérêts financiers. Il oppose cette approche à celle d’acteurs énergétiques locaux comme Sorégies, dont il juge les méthodes plus respectueuses. Ces critiques constituent les positions défendues par l’association dans le cadre de sa mobilisation.
Une pétition de 1 300 signatures avant une possible enquête publique en 2027
Le projet des Grands-Ajoncs doit encore franchir plusieurs étapes administratives avant une éventuelle réalisation. Une demande d’autorisation environnementale et de permis de construire doit être déposée, tandis qu’une enquête publique pourrait être organisée en 2027. La décision préfectorale pourrait ainsi intervenir en 2028, sans que ce calendrier soit définitivement arrêté. En attendant, Vent de colère entre Vienne et Moulière entend poursuivre ses actions pour faire entendre les préoccupations des habitants. L’association a notamment lancé une pétition qui totalise déjà 1 300 signatures. Le rassemblement du 31 octobre constitue une nouvelle étape de cette opposition locale, alors que le dossier doit encore être examiné par les autorités compétentes.
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