
Après l’avis défavorable de la municipalité à l’organisation d’un banquet du Canon Français à La Roche-sur-Yon, les élus d’opposition ont réagi selon Actu.fr. Entre défense de la liberté de réunion et condamnation des dérives, la droite et le centre affichent une position proche de celle de l’extrême droite.
La polémique autour de la venue du Canon Français à La Roche-sur-Yon continue de faire réagir. Après la prise de position défavorable de la municipalité, les groupes d’opposition ont rapidement fait connaître leur désaccord.
Un élu de droite inscrit au banquet
« Heureux de m’être inscrit au banquet du Canon Français ! » Jérémie Sionneau, élu d’opposition de l’union de la droite et du centre, a ainsi confirmé sa participation à l’événement controversé.
De son côté, Freddy Roy, élu d’opposition d’extrême droite, s’est dit « étonné » et déplore vivement l’opposition exprimée par la gauche yonnaise à la venue du Canon Français.
Dans un communiqué, les élus de la droite et du centre condamnent toutefois fermement « le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, l’homophobie et tout appel à la violence, d’où qu’ils viennent ». Ils précisent également n’avoir « aucune complaisance envers les faits signalés lors de certains banquets ailleurs en France ».
La liberté de réunion au cœur des critiques
Les élus d’opposition défendent néanmoins le principe de liberté de réunion, qu’ils considèrent comme une liberté essentielle. Selon eux, celle-ci ne peut être restreinte qu’en présence d’un risque sérieux et établi de trouble à l’ordre public.
Ils pointent également ce qu’ils qualifient de positions « contradictoires » de la municipalité. Leur critique porte notamment sur la contestation, par une partie des élus yonnais, de la décision préfectorale interdisant les rassemblements et les manifestations dans le centre-ville une semaine plus tôt.
La droite et le centre établissent ainsi un parallèle entre cette interdiction de manifester et l’avis défavorable de la Ville concernant le banquet du Canon Français, proposé au tarif de 80 € par personne.
« La meilleure réponse à la radicalité et à l’extrémisme est une République qui applique le même droit, à tous et sans exception », concluent les élus.
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