Angers

Les vœux du Maire d’Angers Jean-Marc Verchère ou l’ombre de Christophe Béchu, attendant un remaniement ou un retour à la maison.

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Jean-Marc Verchère a prononcé ses voeux, sous les yeux de Florence Dabin, Christelle Morançais et Christophe Béchu.

La cérémonie des vœux de Jean-Marc Verchère aux habitants d’Angers a été marquée par la nouvelle présence de Christophe Béchu, auquel le maire a fait allusion à plusieurs reprises en insistant notamment sur l’écologie, ou sur la politique globale depuis 2014 plus que celle de 2023.

Bis repetita. Comme l’an dernier, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu était présent à l’occasion de la deuxième cérémonie des vœux du maire d’Angers Jean-Marc Verchère, qui n’a pas manqué de lui faire référence. Dès ses premiers mots en guise de bilan de 2023, l’édile a décrit « une année éprouvante, au niveau international, comme aux niveaux national et local », rappelant les violences survenues notamment lors des émeutes.

Cela dit, le maire a rappelé les beaux moments qui ont fait 2023, avec un hommage rendu explicitement à Christophe Béchu. Outre la mise en fonction des lignes B et C du tramway, la mention de l’ouverture des Halles Cœur de Maine, « là où avant 2014 régnait seulement la voiture » ; et de l’inscription à l’Unesco de la Tenture de l’Apocalypse « venue récompenser un travail collectif initié dès 2015 par Christophe Béchu » sonnent comme un hommage, plus qu’à l’année écoulée, à dix ans de politique.

Le cap des dix ans

Le maire a salué, à plusieurs reprises, les engagements de l’équipe municipale de 2014, dont il a lui-même fait partie, mais incarnée par sa tête de proue qu’est Christophe Béchu. « C’est aussi ça Angers, cet altruisme, cet esprit de solidarité, ce désir de coopérer, cette volonté d’aller de l’avant. Aller de l’avant, faire d’Angers une ville en mouvement, cet engagement pris il y a près de dix ans en mars 2014 par Christophe Béchu, nous le poursuivons. » D’ailleurs, Jean-Marc Verchère n’était que peu connu des Angevins lorsqu’il a pris la suite du ministre fraîchement nommé en 2022, qui n’a rien perdu de son aura dans sa ville.

Même au moment d’évoquer le présent et l’avenir, Jean-Marc Verchère s’est presque effacé derrière son prédécesseur, confondant une seule et même équipe municipale derrière deux maires qui se sont succédé : « L’année 2024 constituera en ce sens une étape importante pour Angers, d’abord parce qu’elle marque symboliquement dix ans d’action de l’équipe municipale conduite par Christophe Béchu. » Une décennie de projets dans laquelle le maire veut agir en continuité, et s’appuyer sur les forces en présence pour rester « une ville à vivre ». « Nous voulons en 2024 continuer à faire d’Angers une ville où il fait bon résider. Une ville d’équilibre, où l’optimisme est de mise, une ville solidaire. »

Un approfondissement de la politique environnementale

Au rayon des projets pour l’année à venir, le logement et la qualité de vie occuperont ainsi une place prépondérante. Nouvelle piscine à Belle-Beille, commerces de la place de l’Europe à Monplaisir, restructuration de la zone d’activité de Saint-Serge, reconquête de la Maine, projet des Bretonnières dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin… le programme est toujours aussi faste.

Les autres principales mesures concernent notamment « la limitation au maximum de la revalorisation des tarifs des services publics », le déploiement de « davantage de vidéoprotection dans les quartiers » et le renforcement de la police municipale.

L’édile a aussi consacré une bonne partie de son discours à l’environnement, évoquant « la poursuite du plan « Nature en ville » avec l’extension des forêts urbaines, la création de nouveaux boisements, la requalification de parcs ou la végétalisation des rues et des cours d’école ». Le maire veut encore accélérer la politique de transition écologique, sur les plans de la logistique, de la rénovation énergétique, ou encore de la préservation du cycle de l’eau et de la biodiversité.

Un autre clin d’œil à son prédécesseur. Mais ce dernier n’a pas pu s’exprimer, restreint par la démission du gouvernement Borne qui l’a placé en position de réserve. Il n’a sans doute manqué que ça pour pouvoir penser que Christophe Béchu était, d’une certaine manière, toujours à la tête de la ville.