Vendée

Grève au CHD de Vendée : soignants et médecins dénoncent une pression financière et managériale

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Dr : Le personnel paramédical et des médecins du CHD de Vendée seront en grève mardi 13 janvier à La Roche-sur-Yon pour dénoncer des restrictions budgétaires, des fermetures de lits et un climat managérial jugé anxiogène

Un mouvement social d’ampleur est annoncé ce mardi 13 janvier 2026 au Centre hospitalier départemental de Vendée, à La Roche-sur-Yon. Une large partie du personnel paramédical sera en grève, rejointe par des médecins de l’établissement, fait rare au sein de l’hôpital yonnais.

Une mobilisation portée par l’intersyndicale

Selon France Bleu, dans un communiqué commun, l’intersyndicale FO, CFDT et CGT dénonce des conditions de travail qui se dégradent. Les syndicats évoquent notamment des manques d’effectifs, « des fermetures de lits », des « projets stoppés » et une « pression managériale à tous les niveaux ». Selon une source interne, les médecins ont décidé de se joindre au mouvement pour appuyer ces revendications.

Une direction dans le viseur

La contestation vise directement le directeur général du CHD, Olivier Servaire-Lorenzet, arrivé à la tête de l’établissement en janvier 2025. « Ça ne passe pas », confie une source hospitalière, qui évoque « des pressions financières de partout », dans un contexte de déficit budgétaire.
Les professionnels dénoncent notamment des fermetures de lits et un gel des recrutements. La médecine du travail serait particulièrement touchée par ces restrictions. À l’automne dernier, l’unité de soins palliatifs avait déjà dû fermer faute de personnel.

Un climat décrit comme anxiogène

Au-delà des questions budgétaires, les agents pointent un manque de dialogue avec la direction. « L’absence de concertation » est régulièrement mise en avant. « Quand on pose une question au directeur, il noie le poisson et on reste sans réponse », témoigne un médecin. Un autre parle d’un « management toxique et brutal ».
Certains soignants évoquent également des propos humiliants répétés. « Tout le monde est pétrifié », confie l’un d’eux. Selon plusieurs sources concordantes, deux chefs de pôle auraient démissionné depuis janvier 2025. Sollicitée, la direction du centre hospitalier n’a pas souhaité réagir.

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