Charente-Maritime
L’unité de soins palliatifs de Marlonges contrainte de quitter Chambon pour Rochefort

Selon Sud Ouest, l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a exigé le transfert de l’unité de soins palliatifs de Marlonges, à Chambon, vers l’hôpital de Rochefort au 1er janvier 2026. Une décision contestée par les soignants et des élus, qui redoutent une dégradation de la prise en charge des patients.
Un transfert imposé par l’ARS
Créée en 2021 sur le site de Marlonges, à Chambon, l’unité de soins palliatifs bénéficie d’un environnement reconnu pour sa qualité d’accueil des patients en fin de vie et de leurs proches. Malgré cette spécificité, l’Agence régionale de santé a confirmé, par courrier le 23 décembre 2025, sa volonté de voir l’unité rejoindre le centre hospitalier de Rochefort, estimant nécessaire un rapprochement avec un plateau technique hospitalier.
Cette décision intervient alors que l’unité fonctionnait jusqu’ici grâce à une dérogation accordée par la tutelle. Le calendrier imposé, avec un transfert prévu dès le 1er janvier 2026, suscite de vives inquiétudes sur le terrain.
Des craintes pour la qualité des soins
Du côté du Groupe hospitalier Littoral Atlantique, la situation est jugée complexe. La direction reconnaît que l’hôpital de Rochefort n’est pas préparé à accueillir immédiatement les patients et les équipes dans de bonnes conditions. Un rapport interne du chef de service alerte d’ailleurs sur les risques de baisse de qualité des soins et de départs de soignants si le déménagement est précipité.
En octobre dernier, le conseil de surveillance de l’établissement avait pourtant demandé à l’unanimité un délai d’un à deux ans afin de préparer ce transfert. Une demande qui semblait avoir été entendue, avant ce revirement de l’ARS.
Une mobilisation politique en cours
Face à cette décision jugée brutale, le député de Charente-Maritime Olivier Falorni s’est saisi du dossier. Il a interpellé la ministre de la Santé pour dénoncer un transfert qu’il estime dangereux pour la pérennité de l’unité et inadapté aux besoins des patients et de leurs familles.
L’élu espère encore un recul de l’ARS, alors que les débats parlementaires sur les soins palliatifs et la fin de vie doivent prochainement reprendre. Un contexte national qui pourrait peser sur l’avenir de l’unité de Marlonges, devenue en quelques années un lieu de référence dans l’accompagnement de la fin de vie.
