Charente-Maritime

La rentrée 2026 s’annonce tendue avec la suppression prévue de vingt-neuf postes dans les écoles de Charente-Maritime

Publié

le

29 postes vont être supprimés dans des écoles de Charente Maritime d’ici la prochaine rentrée / Crédit Thierry Bonnet Ville d’Angers

Selon les informations relayées ce mardi par le journal Sud Ouest, les perspectives pour la prochaine année scolaire inquiètent fortement les représentants du personnel, qui dénoncent une logique comptable menaçant directement la qualité de l’enseignement public dans le département.

Une saignée dans les effectifs enseignants
L’alerte a été donnée par le syndicat FSU-SNUipp 17, qui pointe du doigt les choix budgétaires de l’Éducation nationale pour la rentrée de septembre 2026. Les projections actuelles pour le premier degré laissent entrevoir une réduction drastique des moyens humains au sein de l’académie de Poitiers, avec la disparition programmée de cent postes d’enseignants. La Charente-Maritime se trouve particulièrement exposée à cette cure d’austérité, puisque le département devrait perdre à lui seul vingt-neuf postes, une décision perçue par les syndicats comme une nouvelle offensive contre l’école publique.

Les territoires ruraux en première ligne
Cette contraction des effectifs fait peser une lourde menace sur le maillage scolaire local. Les représentants syndicaux redoutent une vague de fermetures de classes si ces orientations venaient à être confirmées par le rectorat. L’inquiétude se cristallise tout particulièrement autour des écoles situées en milieu rural, des zones déjà souvent fragilisées par l’éloignement des services publics. Ces territoires risquent de payer le prix fort de cette réorganisation, accentuant encore un peu plus les inégalités territoriales en matière d’accès à l’éducation.

Le manque criant d’accompagnants pour les élèves handicapés
Au-delà des postes d’enseignants, la situation de l’inclusion scolaire reste un sujet de discorde majeur. Si le ministère met en avant la création de mille sept cents postes d’AESH au niveau national, cette mesure est jugée très insuffisante par les organisations syndicales pour répondre aux besoins réels du terrain. Le constat local reste amer : de nombreux élèves en situation de handicap se retrouvent sans solution ou avec un accompagnement partiel, tandis que les personnels accompagnants continuent d’exercer dans des conditions précaires, marqués par des temps incomplets et des salaires trop faibles.

Copyright © Angers Info 2025 Landes Info Vendée info