Charente-Maritime
Champions Cup : le combat de l’Angevin Paul Boudehent n’a pas suffi, La Rochelle éliminée

Le Stade Rochelais ne verra pas les phases finales de la Champions Cup. Battus à domicile par les Harlequins (17-27), les Maritimes ont vu leurs espoirs s’éteindre dans les dernières minutes, sur une pénalité de Marcus Smith venue sceller leur élimination. Une désillusion cruelle, au terme d’un match intense, marqué par l’engagement total de l’Angevin Paul Boudehent, symbole d’un collectif rochelais valeureux mais trop sanctionné.
Dans une rencontre à haute tension à Marcel-Deflandre, les Rochelais avaient pourtant bien entamé la partie. L’essai de Niniashvili dès la 12e minute avait lancé idéalement les hommes de Ronan O’Gara, portés par leur public. Mais face à eux, les Harlequins ont affiché un réalisme implacable, guidés par un Marcus Smith omniprésent, aussi juste au pied que dans l’animation offensive.
Boudehent, l’âme du combat rochelais
Aligné en troisième ligne, Paul Boudehent, formé à Angers avant de s’imposer au plus haut niveau, a une nouvelle fois répondu présent dans les zones de combat. Très actif en défense, précieux dans les rucks et omniprésent dans l’engagement, l’Angevin a incarné la révolte rochelaise, notamment en seconde période lorsque les Maritimes sont revenus à hauteur (17-17) grâce aux essais de Nowell et Berjon.
Mais cette débauche d’énergie n’a pas suffi. Trop souvent pénalisés dans les phases de conquête et au sol, les Rochelais ont offert des munitions précieuses aux Anglais. À l’image de cette pénalité concédée par Boudehent à la 49e minute, symptomatique de la pression constante exercée par les Harlequins.
Marcus Smith, bourreau de Deflandre
Si La Rochelle peut nourrir des regrets, c’est aussi parce que Marcus Smith a livré une prestation de très haut niveau. Malgré un carton jaune en seconde période, l’ouvreur anglais a été décisif : transformations sous pression, jeu au pied chirurgical et surtout cette pénalité à la 80e minute, à 30 mètres dans l’axe, qui a définitivement sorti les Rochelais du bonus défensif et de la compétition (17-27).
L’essai de Lawday à la 73e minute avait déjà fait très mal aux Maritimes, incapables de contenir les assauts anglais dans le money-time.
Une élimination amère
Défaits d’un rien la semaine précédente au Leinster, les Rochelais espéraient encore maîtriser leur destin. Mais cette nouvelle désillusion européenne laisse un goût amer. Malgré le cœur, malgré l’engagement de joueurs comme Paul Boudehent, le Stade Rochelais paie une indiscipline trop coûteuse et une efficacité anglaise redoutable.
La Champions Cup s’arrête là pour les Maritimes. Reste désormais à se relever, avec l’énergie de ses leaders et l’exemplarité d’un Angevin qui, même dans la défaite, continue de s’imposer comme une valeur sûre du rugby français.
