Angers

Dans les coulisses de Premiers Plans : André-Paul Ricci « Un homme de l’hombre »

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André-Paul Ricci "Un homme de l'hombre"

André-Paul Ricci « Un homme de l’hombre »

André-Paul Ricci est un homme de l’ombre du cinéma. Attaché de presse, en charge de Premiers Plans depuis 20 ans, il veille au grain et s’assure que la mécanique soit parfaitement huilée dans les engrenages complexes des agendas de personnalités de cinéma. Homme de l’ombre ne voulant pas dire homme sombre, il est rayonnant et bouillonnant d’une énergie qui semble inépuisable. Pendant le festival vous le trouverez dans son bureau, une pièce presque vide (il n’a besoin que de son carnet et de son calepin) dans laquelle il sera au téléphone, sans aucun doute. Il sera probablement en train de réarranger des stylos machinalement ou de surligner sur son calepin écorné pour la 20ème fois un appel à passer dans la minute, le tout en discutant avec un réalisateur insatisfait ou une actrice en doute. Alliant diplomatie et fermeté, il fulmine en silence quand les problèmes surgissent et les règlent avec calme et sang-froid.

La presse va et vient dans son bureau et il s’attache à contenter tout le monde avec la même promptitude et chaleur. Il joue avec le temps et balance les heures et les créneaux pour toutes les personnalités présentes sur le festival. On peut y voir l’ironie d’un homme qui ne semble pas avoir une minute pour lui parce qu’il en débloque pour les autres. « C’est un métier de passion » confie-t-il et comment ne pas le croire quand il ne semble pas quitter le festival d’un œil durant la semaine de cinéma. Nous avons quand même parlé avec lui, bravant la harpe qui lui sert de sonnerie et qui ne semble jamais se taire. Il gère la venue des journalistes parisiens et  le service presse dans son ensemble, coordonnant les rencontres presse avec les personnalités du festival. En parlant avec André-Paul on comprend que Premiers Plans est un festival comme les autres pour lui et même presque un repos : « sur Angers c’est assez simple… il n’y a finalement pas beaucoup de monde qui vient ». Mais pourtant il revient à chaque édition parce qu’il aime Premiers Plans. Même si ce n’est pas Cannes ou Berlin, Premiers Plans reste « un festival pour le cinéma et pas pour la ville ». Ses meilleurs souvenirs c’est d’abord sa première année riche en émotion, c’est aussi Depardieu et Pialat ensemble sur scène ou encore la standing ovation pour l’entrée surprise d’Annie Girardot.

« Pour les premiers films, les réalisateurs et les producteurs sont très heureux de venir à Premiers Plans, ils viennent et ils demandent à venir » nous explique André-Paul, le festival a vraiment un rayonnement européen solide selon lui. Cependant impossible de prédire si le festival est à coup sûr créateur de talents même pour les gagnants «si seulement c’était si facile… ». C’est sur la longueur qu’on reconnait le talent, et André-Paul est un vétéran rompu à cet exercice.

Axel Chouteau

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