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Sécurité au quotidien : la gendarmerie échange avec les facteurs de Loudun

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DR : La gendarmerie de Loudun a rencontré les facteurs et factrices de la plateforme locale pour échanger sur les risques liés aux tournées, de la sécurité routière aux incivilités et agressions, lors d’une réunion de prévention organisée avec La Poste

La gendarmerie de Loudun s’est rendue ce jeudi 29 janvier auprès de la trentaine de facteurs et factrices de la plateforme de distribution de Loudun. La réunion, organisée avec la direction locale de La Poste dans le secteur du Haut-Poitou, s’est déroulée dans une atmosphère détendue, malgré des échanges centrés sur des sujets sensibles liés à la sécurité.

Les risques routiers au cœur des échanges

Selon France Bleu, au fil de la discussion, les dangers rencontrés lors des tournées ont été largement abordés. Circulation sur les trottoirs, manœuvres délicates, responsabilités en cas d’accident ou encore vigilance face aux véhicules électriques peu audibles ont été détaillés par le major Régis Richard. Le rappel des règles s’applique également aux infractions courantes : même en service, les facteurs restent des conducteurs passibles de verbalisation.

La question de l’usage du téléphone au volant a particulièrement marqué les participants. « Cela a remis un peu les pendules à l’heure pour l’histoire des points avec le téléphone. Même le postier, s’il a le téléphone, il doit s’arrêter et ne doit jamais répondre avec le volant à la main », rappelle Françoise, factrice sur le secteur.

Une accidentologie maîtrisée mais une vigilance constante

Si les risques existent, les chiffres locaux restent rassurants. Laetitia Caillet, responsable exploitation « service aux clients » à Loudun, souligne la bonne situation du site. « Nous avons de très bons résultats en matière d’accidentologie. Le dernier accident sur une équipe remonte à il y a trois ans et demi maintenant. Et il ne faut pas s’arrêter au fait de ne pas avoir d’accidents. Il faut continuer la prévention tous les jours au quotidien. »

Incivilités et agressivité sur les tournées

Les échanges ont également porté sur les difficultés rencontrées avec certains usagers. Les incivilités font l’objet d’un suivi quotidien entre les équipes et l’encadrement. « Tous les matins, nous parlons d’une situation et si un agent est victime d’incivilités, il est accompagné par son manageur ou moi-même, de façon à faire les démarches nécessaires pour la prise en charge de cette incivilité », détaille Laetitia Caillet.

Parmi les situations redoutées, les chiens occupent une place importante. Ophélie, factrice à Monts-sur-Guesnes, témoigne : « Le danger des chiens et des morsures est assez récurrent. On sait qu’on doit faire attention. S’il y a un chien, il est possible qu’il soit méchant. Ils ne le sont pas tous. Des fois ils aboient juste, mais on doit se méfier et faire attention, ne pas rentrer dans la propriété pour ne pas se faire mordre. »

Des témoins privilégiés sur le terrain

En tournée, les facteurs peuvent aussi être confrontés à des situations inhabituelles ou inquiétantes. Audrey se souvient d’un épisode marquant : « En arrivant chez un client, dans l’allée, il y avait un véhicule stationné avec deux hommes à l’intérieur et un autre qui était sorti de la voiture en plein milieu de l’allée et qui avait l’air d’attendre. J’ai trouvé la situation un peu bizarre. Je suis repartie, j’ai pris la plaque d’immatriculation, j’ai bien identifié le modèle du véhicule et puis je suis allée à la maison d’à côté pour passer un coup de fil à la gendarmerie. C’était des cambrioleurs qui venaient d’effectuer un vol et qui s’apprêtaient à repartir. »

La gendarmerie en soutien des postiers

Pour le major Régis Richard, ces échanges sont essentiels. « Pour les facteurs, c’est important de rappeler les bases en matière de sécurité routière, mais on parle aussi de violences sociétales et autres. C’est vrai que la violence verbale ou physique augmente et je leur donne des conseils et leur rappelle qu’ils ne sont pas tout seuls. La gendarmerie est là aussi pour, soit en cas de plainte, de main courante ou même de signalement, les aider et puis pour calmer les personnes qui sont en face. »

Aucun chiffre officiel récent ne recense les agressions visant spécifiquement les postiers. Les dernières données disponibles, issues des syndicats et datant de 2018, faisaient état de 17 500 agressions physiques ou verbales recensées à l’échelle nationale.

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