Charente-Maritime
Un exercice de sécurité en milieu scolaire suscite une vive polémique

Un lycée maritime a organisé un exercice de sécurité simulant une intrusion armée. Si l’opération s’inscrit dans le cadre réglementaire de la protection des établissements scolaires, elle est vivement contestée par une association, qui y voit une dérive sécuritaire.
Un exercice exceptionnel organisé en conditions réelles
Ce jeudi 5 février, les élèves et le personnel d’un lycée spécialisé dans les métiers de la mer ont été confrontés à un exercice de sécurité d’ampleur. L’établissement a mis en œuvre un scénario d’intrusion armée, impliquant la gendarmerie, les sapeurs-pompiers et les autorités académiques.
L’objectif affiché : tester les dispositifs de confinement et d’évacuation prévus par le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS), obligatoire dans tous les établissements scolaires.
Une simulation qui divise
Le choix d’un scénario jugé très réaliste n’a pas fait l’unanimité. L’association Libre pensée 17 a dénoncé une « militarisation de la jeunesse », estimant que ce type d’exercice peut générer de l’angoisse chez les élèves et banaliser la violence armée dans un cadre éducatif.
Selon l’association, la prévention des risques ne devrait pas passer par des mises en scène jugées traumatisantes.
L’établissement défend une obligation réglementaire
De son côté, la direction du lycée assume pleinement l’organisation de cet exercice. Pour le proviseur, il s’agit avant tout de préparer élèves et personnels à réagir efficacement en cas de menace réelle. « Tester le réel », explique-t-il, en rappelant que les consignes ministérielles imposent des exercices réguliers et adaptés aux risques actuels.
Une question récurrente sur la sécurité scolaire
Ce débat illustre une tension récurrente entre impératifs de sécurité et préoccupations pédagogiques. Alors que les menaces envers les établissements scolaires restent une réalité prise en compte par les autorités, la manière de les anticiper continue de susciter des interrogations.
Cette information a été rapportée par Sud Ouest, qui revient en détail sur les réactions suscitées par cet exercice et les arguments avancés par les différentes parties.
