Environnement
Deux foyers de grippe aviaire détectés en Maine-et-Loire

La grippe aviaire est de nouveau présente en Maine-et-Loire. Deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés ces derniers jours par les services de l’État, à la suite de mortalités importantes observées dans des élevages du secteur.
Le premier cas a été détecté le week-end dernier dans un bâtiment de poules pondeuses situé à Bécon-les-Granits. Un second foyer a été confirmé le lendemain dans un élevage de poulets au Louroux-Béconnais, à faible distance du premier site.
Dépeuplement des élevages et premières désinfections
Face à cette situation, des mesures sanitaires immédiates ont été mises en œuvre. L’intégralité des volailles présentes dans les deux exploitations concernées, soit quatre bâtiments au total, a été abattue entre dimanche et aujourd’hui. Des opérations préliminaires de désinfection ont également été réalisées afin de limiter la circulation du virus.
Des zones réglementées mises en place
Afin d’éviter tout risque de diffusion vers d’autres élevages, le préfet de Maine-et-Loire a pris un arrêté instaurant des zones réglementées de protection et de surveillance autour des établissements contaminés. Ces périmètres concernent plusieurs communes ou parties de communes, détaillées dans l’arrêté préfectoral et les documents cartographiques associés.
Dans ces zones, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. Les déplacements de volailles et d’oiseaux sont notamment interdits, sauf dérogation exceptionnelle accordée par la Direction départementale de la protection des populations. La surveillance sanitaire y est également renforcée, en particulier dans les élevages de canards vaccinés.
Biosécurité : une vigilance indispensable
Les autorités rappellent que la lutte contre l’influenza aviaire repose avant tout sur le strict respect des mesures de biosécurité. Les professionnels de la filière sont appelés à redoubler de vigilance pour éviter l’introduction du virus dans les élevages, notamment par l’intermédiaire de la faune sauvage ou des activités humaines, et pour empêcher toute propagation entre sites. Ces recommandations s’adressent également aux particuliers détenant des volailles de basse-cour ou des oiseaux d’ornement.
Un risque toujours élevé en France
Pour rappel, la France est placée en niveau de risque élevé vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène depuis le 22 octobre 2025. Cette situation entraîne l’application de mesures renforcées prévues par l’arrêté ministériel du 25 septembre 2023, notamment en matière de confinement et de protection des élevages.
Aucun danger pour la consommation
Les services de l’État tiennent enfin à rassurer la population. La consommation de viande de volaille, de foie gras, d’œufs et plus généralement de tous les produits alimentaires à base de volaille ne présente aucun risque pour l’Homm
