Des enquêtes judiciaires visent une association spécialisée dans la protection de l’enfance
L’association Montjoie, structure historique d’aide aux mineurs en difficulté, fait aujourd’hui l’objet de plusieurs investigations judiciaires. Des signalements internes, émanant de salariés, ont...

L’association Montjoie, structure historique d’aide aux mineurs en difficulté, fait aujourd’hui l’objet de plusieurs investigations judiciaires. Des signalements internes, émanant de salariés, ont conduit la justice à ouvrir différentes enquêtes.
Une organisation implantée dans plusieurs départements
Basée au Le Mans, l’Association Montjoie intervient dans l’accueil de mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), notamment en Sarthe, dans l’Orne et en Vendée.
Fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette structure gère de nombreux établissements et emploie environ 800 salariés.
Des signalements depuis avril 2025
Depuis le printemps 2025, un groupe d’une quinzaine de salariés multiplie les alertes. D’abord adressés sous forme de courriers anonymes à la direction et au comité social et économique, les signalements ont ensuite été transmis au conseil départemental puis au parquet.
Les faits évoqués portent notamment sur des accusations de harcèlement au travail, des pratiques managériales contestées, mais aussi des négligences et des manquements présumés dans la prise en charge des enfants.
Des témoignages similaires auraient également émergé au sein du centre éducatif fermé de Sainte-Gauburge, dans l’Orne.
« Plusieurs enquêtes en cours »
Contactée, Carine Halley, procureure de la République du Mans, a confirmé que « plusieurs enquêtes sont en cours », visant différentes structures de l’association, sans en préciser la nature ni les établissements concernés.
À ce stade, aucune conclusion judiciaire n’a été rendue publique. Les investigations doivent permettre de déterminer la réalité des faits dénoncés.
Selon les informations rapportées par Ouest-France, les salariés à l’origine des signalements affirment avoir agi dans l’intérêt des jeunes accueillis et disent redouter d’éventuelles représailles.


