Un quinquagénaire condamné après deux contrôles sans permis en trois mois en Vendée

Le tribunal de La Roche-sur-Yon a tranché ce jeudi 5 mars concernant le cas d’un automobiliste récidiviste. Selon le compte-rendu d’audience relayé par les médias locaux, l’homme de 55 ans circulait sans titre de conduite valide depuis plusieurs années et avait déjà été intercepté durant l’été pour des faits similaires sous l’emprise de stupéfiants.
Une interception à vive allure à Montaigu
L’affaire remonte au 4 octobre dernier, vers 19h30, lorsque les militaires de la gendarmerie remarquent un véhicule circulant à une vitesse excessive sur la commune de Montaigu. Lors du contrôle d’identité, le conducteur se trouve dans l’incapacité de présenter son permis de conduire. Les vérifications d’usage révèlent rapidement que son précieux sésame est invalidé pour solde de points nuls depuis maintenant cinq ans. Ce soir-là, l’intéressé a simplement expliqué aux forces de l’ordre qu’il se rendait à un concert, justifiant l’usage de son véhicule par de simples raisons pratiques.
La récidive après un premier avertissement estival
Ce dossier a pris une dimension plus sévère à la barre du tribunal en raison d’un précédent très proche dans le temps. En juillet dernier, le quinquagénaire avait en effet déjà fait l’objet d’une procédure pour les mêmes motifs. À cette occasion, les tests de dépistage avaient en plus révélé une consommation d’ecstasy. Le prévenu avait alors tenté de justifier son déplacement par un engagement bénévole auprès d’une association caritative. Un argument qui n’a pas convaincu le parquet, la procureure de la République ayant fustigé le manque de réflexion du conducteur face à la gravité de ses actes.
Une peine de prison avec sursis prononcée
Si le ministère public réclamait initialement huit mois de prison avec sursis, la défense a plaidé la bonne foi d’un client ayant agi sans intention de nuire. Le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon a finalement rendu un délibéré légèrement plus clément. L’automobiliste écope de six mois de prison assortis d’un sursis simple. Sanction administrative oblige, son permis de conduire est officiellement annulé et il se voit signifier une interdiction formelle de se présenter aux épreuves de l’examen pour une durée de quatre mois.


