Angers. L’avocate de Mélanie, gravement brûlée à Crans-Montana, évoque « une grande souffrance au quotidien »
Pour la première fois depuis le drame, l’avocate de Mélanie, la jeune mère de famille originaire d’Angers gravement brûlée dans l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, a pris la parole ce...

Pour la première fois depuis le drame, l’avocate de Mélanie, la jeune mère de famille originaire d’Angers gravement brûlée dans l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, a pris la parole ce mardi 10 mars. Invitée sur ICI Mayenne, Sylvie Noachovitch a décrit le combat quotidien de sa cliente, qui attend désormais justice et réparation.
Plus de deux mois après la tragédie, la vie de Mélanie reste marquée par la douleur. Après plusieurs semaines d’hospitalisation dans une unité de grands brûlés au CHU de Nantes, où elle a subi plusieurs greffes, la jeune femme a été transférée dans un centre de rééducation où elle doit poursuivre un long travail de reconstruction.
« Elle n’a plus de force dans les bras, plus de force dans les jambes. Il y a un travail considérable à faire. Chaque geste est douloureux. Je l’ai encore eue au téléphone, c’est une grande souffrance au quotidien », confie son avocate.
La victime a été brûlée à 40 % du corps. Les blessures touchent notamment le buste et le visage. « Tout le buste jusqu’à la tête. C’est vraiment dramatique. Il faut qu’elle accepte ce nouveau visage, il faut qu’elle s’accepte et que son enfant de deux ans l’accepte, pour elle c’est le plus important », poursuit Sylvie Noachovitch.
La reconstruction est d’autant plus difficile que Mélanie est séparée de sa petite fille pendant sa rééducation. La jeune maman espère pouvoir la voir au moins une fois par mois. « Ce n’est pas possible autrement compte tenu de la rééducation. C’est un drame important là encore », explique l’avocate.
Le destin de la jeune Angevine a basculé dans la nuit du 1er janvier 2026. L’incendie du bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, a fait 41 morts et 115 blessés. « C’est fou car en 2026 elle devait avoir un nouvel emploi, une nouvelle vie. Elle était impatiente de commencer. Mélanie a beaucoup de volonté, a un courage exceptionnel », souligne encore son conseil.
Dimanche 8 mars, la victime a publié un troisième message sur les réseaux sociaux depuis le drame. Un message marqué par la colère. « Elle en a assez d’entendre que chacun se renvoie la balle. Elle demande que les auteurs de ce qui s’est passé soient punis et réparent ce qu’ils ont fait », rapporte son avocate.
Sur le plan judiciaire, une réunion est prévue ce mardi 10 mars à Paris, au tribunal judiciaire, en présence de la procureure de la République. Elle doit permettre de faire un point sur les dossiers d’indemnisation des victimes de cette catastrophe. Pour Mélanie comme pour les autres blessés, l’attente de justice commence.


