
Selon un communiqué de presse transmis par le Musée du Mange-Cailloux ce jeudi 12 mars 2026 , l’établissement situé à Mortagne-sur-Sèvre se lance dans un projet insolite de relance d’une filière de bijouterie locale. Cette initiative inédite vise à transformer des pierres précieuses, récoltées directement à même le sol, en véritables pièces de joaillerie respectueuses de l’environnement.
Une récolte respectueuse de l’environnement au cœur des terres agricoles
Ce projet de valorisation repose sur l’utilisation exclusive des diamants de Chambretaud, qui sont en réalité des quartz fumés gemmifères présentant des teintes allant de l’incolore au champagne. La particularité de ces pierres réside dans leur mode d’extraction totalement neutre pour la nature, puisqu’elles sont simplement ramassées à la main par le directeur du musée, Thierry Charrier, à la surface des terres vendéennes après de fortes pluies ou des épisodes de labour. Cette ressource minéralogique, qui ornait déjà les parures de la noblesse locale aux dix-huitième et dix-neuvième siècles, offre ainsi une alternative durable à l’exploitation minière traditionnelle.
Un savoir-faire artisanal ancré dans le territoire régional
Pour métamorphoser ces minéraux bruts en pièces d’exception, l’institution culturelle s’est entourée d’une équipe de professionnels issus de la région. Les pierres sélectionnées, dont environ cinq pour cent se révèlent aptes à la taille, sont confiées à l’expertise d’un lapidaire formateur de Saumur ainsi qu’à une bijoutière installée à Cholet. Afin de pousser la démarche écologique jusqu’au bout, les créations finales seront montées exclusivement sur de l’or français ou issu de filières de recyclage. Cette synergie régionale permet de concevoir des modèles identitaires, valorisant un circuit très court entre le champ et l’écrin.
Un lancement officiel attendu lors du prochain festival du musée
Le grand public pourra découvrir l’aboutissement de ce travail minutieux lors de la huitième édition du Festival du Mange-Cailloux, qui se tiendra les 6 et 7 juin 2026 dans la cour de l’établissement. Cet événement thématique dévoilera pour sa première année une trentaine de créations exclusives, dont les tarifs varieront entre deux cents et mille cinq cents euros selon le métal et le format de la pierre choisis. En attendant ce rendez-vous estival, les visiteurs auront la possibilité de s’immerger dans l’univers de la minéralogie dès la réouverture saisonnière du musée programmée le premier avril, avec une collection permanente riche de deux mille spécimens.


