Poitiers : Vague de liquidations et redressements judiciaires dans plusieurs secteurs économiques

Le ralentissement économique continue d’impacter fortement les entreprises locales. À l’issue de l’audience dédiée aux procédures collectives, tenue le jeudi 3 avril 2025, le tribunal de commerce de Poitiers a prononcé dix liquidations judiciaires et quatre redressements, touchant des activités variées allant de la restauration au bâtiment, en passant par le transport et les services.
Dix entreprises placées en liquidation judiciaire
Selon La Nouvelle République, parmi les sociétés concernées, certaines étaient implantées dans des zones commerciales très fréquentées. C’est le cas de Lancer de hache Poitiers, situé avenue du Plateau-des-Glières, à Poitiers, qui combinait activités de loisirs, bar et restauration. Sur cette même avenue, la société Texas Chicken Grill, spécialisée dans la restauration rapide, a elle aussi été liquidée.
Le secteur de la restauration est fortement représenté dans cette vague, avec également Le Bon Goût, un fast-food situé place des Trois-Cités à Poitiers, et Sabri’Evlo, traiteur basé à Chalandray.
Dans l’artisanat, la SARL Courivaud, entreprise de serrurerie et de construction métallique à Biard, a subi le même sort, tout comme Christophe Verceux, chauffagiste à Châtellerault. À Lussac-les-Châteaux, c’est Fagida Environnement, spécialisée dans la tôlerie et la chaudronnerie, qui est concernée.
La liquidation touche également des activités plus atypiques comme Lolmede, agence immobilière solidaire à Biard, ou encore Ausolau, salon de coiffure à Iteuil. Enfin, Jean-Marc Bigot, garagiste à Château-Garnier, voit également son entreprise fermée par décision de justice.
Quatre redressements judiciaires décidés
Dans le même temps, le tribunal a placé quatre structures en redressement judiciaire. ELSD, société basée à Migné-Auxances, spécialisée dans l’entretien et la vente de véhicules de loisirs, bénéficie désormais d’un sursis pour restructurer son activité.
À Antigny, Repar’Agri 86, entreprise de maintenance de matériels agricoles, est également concernée. Le restaurant Scott Richard Prince à Pressac, ainsi que LJDB Transports à Migné-Auxances, figurent aussi parmi les sociétés autorisées à poursuivre temporairement leur activité sous surveillance judiciaire.
Un climat économique toujours tendu
Ces décisions confirment la tension persistante sur le tissu économique local. Dans plusieurs secteurs, notamment la restauration et les services artisanaux, les fermetures se succèdent à un rythme soutenu.


