Violé, séquestré, torturé et brûlé dans une poubelle : trois ans après la mort de Dévy à la Roseraie, une marche blanche organisée ce samedi à Angers

C’était il y a trois ans, jour pour jour. Le lundi de Pâques, le 10 avril 2023, le corps de Dévy Westeel est retrouvé brûlé dans une poubelle au niveau du numéro 92, de la rue du Château d’Orgemont, dans le quartier de la Roseraie. Là, sur la pelouse d’un cabinet d’expert comptable, les enquêteurs découvrent une poubelle en feu. A l’intérieur, le corps sans vie de Dévy, né le 13 août 2002 à Angers. Le jeune homme était porté disparu depuis plusieurs jours. C’est sa tutrice qui avait signalé son absence.
Une marche blanche en mémoire
Ce samedi 11 avril, une marche blanche sera organisée dans le quartier de la Roseraie, à Angers, en hommage à Dévy, retrouvé mort dans des circonstances particulièrement tragiques il y a trois ans. À l’initiative de sa famille et de ses amis, ce rassemblement se veut à la fois un moment de recueillement et un appel à la justice.
Les participants sont invités à se réunir, place du Chapeau de gendarme à la Roseraie à 14h, dans le calme et la dignité, vêtus de blanc, afin d’honorer la mémoire du jeune homme et de rappeler que son décès reste, encore aujourd’hui, une plaie ouverte pour ses proches.
Cette affaire, d’une rare violence, avait suscité une vive émotion au sein de la population angevine et bien au-delà. Rapidement, une enquête judiciaire avait été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette mort. Au fil des investigations, plusieurs suspects ont été identifiés. « On veut la vérité, on veut que justice soit rendue malgré l’attente », confie la sœur de Dévy.
Torturé dans un débarras et séquestré
Sullivan M., Nassim T. et Tatiana M. ont depuis été mis en examen dans ce dossier pour des faits de crimes, séquestration, tortures, actes de barbarie, viol et escroquerie. Selon nos informations, Dévy avait été séquestré dans un appartement durant plusieurs semaines, contraint à boire l’urine d’un de ses ravisseurs, dormait dans un débarras à même le sol. Il aurait reçu aussi de nombreux coups au visage, sur le corps et a été violé.
La victime avait aussi été arrosée d’eau avant de passer entre trois et quatre heures, trempée, sur un balcon en plein hiver. Le jeune homme, qui ne vivait plus qu’en sous-vêtement, serait décédé des nombreux coups reçus avant que son corps ne soit déplacé dans la cave d’un immeuble et mis dans une poubelle. Il aurait passé au moins sept jours, entre le 3 avril et le 10 avril 2023 dans le conteneur avant d’être transporté par deux hommes et déposé le long d’une haie avant d’être brûlé.
En septembre dernier, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de mise en accusation, ouvrant la voie à un procès devant la cour d’assises. Cependant, à ce jour, aucune date d’audience n’a encore été communiquée par le greffe, laissant les proches de la victime dans une attente difficile.


