
Le skipper italien Ambrogio Beccaria a dû improviser une opération de sauvetage technique particulièrement risquée en pleine course. Alors qu’il naviguait au large de l’Écosse dans le cadre de la Vendée Arctique, le navigateur a été contraint de plonger à plusieurs mètres de profondeur pour dégager la quille de son monocoque, prise au piège dans un engin de pêche.
Cinq immersions à haut risque par quatre mètres de fond
La mésaventure, dont les images impressionnantes ont été partagées ce mercredi 10 juin 2026 par l’organisation de la course, s’est produite alors que l’Imoca Allagrande Mapei progressait à bonne allure. Le voilier de compétition a été brutalement ralenti, puis immobilisé, après avoir pris dans ses appendices un cordage relié à une bouée, elle-même solidement ancrée au fond de l’eau.
Pour libérer son navire et reprendre sa route, Ambrogio Beccaria n’a pas eu d’autre choix que d’enfiler une combinaison et de se mettre à l’eau en solitaire, au large des côtes écossaises. D’après Ici Loire Océan, le skipper a dû effectuer au moins cinq immersions successives à plus de quatre mètres de profondeur sous la coque de son Imoca. L’intervention s’est avérée extrêmement physique en raison de la tension énorme exercée sur le cordage et du courant marin qui faisait dériver le voilier, compliquant chaque tentative pour sectionner et retirer le piège.
La course aux qualifications pour le Vendée Globe se poursuit
Bien que l’eau se soit révélée moins glaciale que redouté par le marin, cette intervention sous-marine en pleine mer a coûté un temps précieux au skipper italien. La Vendée Arctique constitue en effet la toute première épreuve majeure qualificative pour le prestigieux Vendée Globe, et chaque mille concédé se paie cher au classement général.
Malgré cet incident technique majeur, Ambrogio Beccaria est parvenu à rester solidement accroché au wagon de tête. Ce mercredi matin, le skipper d’Allagrande Mapei pointait à une remarquable 5e place, naviguant à moins de 25 milles de sa compatriote Francesca Clapcich (11th Hour Racing, 4e) et à 150 milles du leader de la flotte, le Britannique Sam Goodchild (Macif).


