Île d’Oléron : une mère réclame des réponses après des accusations contre un enseignant

Six familles de Dolus-d’Oléron accusent un professeur remplaçant de maternelle d’attouchements sur leurs enfants selon La Nouvelle République. Alors que l’enquête est toujours en cours, une mère dénonce le manque d’informations et d’accompagnement depuis le dépôt de plainte en novembre 2025.
Un enseignant suspendu depuis les signalements
L’affaire secoue l’école maternelle de Dolus-d’Oléron, en Charente-Maritime. Depuis novembre 2025, six familles accusent un professeur remplaçant d’avoir commis des attouchements sur leurs enfants entre le 29 septembre et le 21 novembre 2025.
À la suite des signalements, l’enseignant a été suspendu de ses fonctions. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de faire la lumière sur les faits dénoncés.
Parmi les plaignantes figure une mère dont la fille, âgée de 2 ans au moment des faits présumés, est concernée. Elle a déposé plainte le 24 novembre dernier, mais regrette depuis le manque de nouvelles concernant l’avancée de la procédure.
« On est tétanisé », témoigne une mère
Auprès de France 3 Nouvelle-Aquitaine, cette mère a fait part de son inquiétude face au silence de l’enquête. « Tous les mois, je contacte la gendarmerie, et il n’y a toujours rien », explique-t-elle.
Elle indique avoir dû attendre le 19 mai pour apprendre que des suites pourraient être données à l’affaire à la mi-juin. Une attente difficile à vivre pour les familles concernées.
La mère s’inquiète également de la situation du suspect, qui n’aurait pas été placé en détention. « On est tétanisé. On ne sait pas où il est. Vu qu’on habite sur une île, on peut le croiser lorsqu’on fait les courses », confie-t-elle.
Des familles qui demandent davantage de soutien
Au-delà du déroulement de l’enquête, la mère déplore aussi un manque d’accompagnement pour les enfants et les familles. Selon elle, après un rendez-vous avec une psychologue scolaire à la mi-décembre, aucun autre soutien n’aurait été proposé aux six familles ayant porté plainte.
De son côté, le rectorat de Poitiers affirme avoir mis en place une cellule d’accompagnement psychologique pour les personnes concernées.


