Le Conseil d’État confirme l’inconstructibilité d’une parcelle en zone humide à Noirmoutier-en-l’Île

Le jeudi 30 juillet 2026, la plus haute juridiction administrative a définitivement rejeté le pourvoi d’un propriétaire souhaitant diviser et bâtir sur un terrain classé en zone humide à Noirmoutier-en-l’Île. Cette décision vient clore un litige juridique, confirmant l’annulation d’un permis d’aménager contesté par le voisinage en raison de son impact sur l’écosystème local.
Un projet immobilier entravé par la réglementation environnementale
Le litige trouve son origine dans l’obtention, en août 2024, d’un permis d’aménager accordé par la municipalité de Noirmoutier-en-l’Île. Ce document autorisait la division d’une parcelle située entre le port de l’Herbaudière et les marais salants, dans le but d’y édifier une nouvelle construction. Ce projet, qui faisait suite à un premier permis de construire délivré en octobre 2020, a rapidement suscité l’opposition de plusieurs riverains. Ces derniers ont soulevé l’incompatibilité de l’aménagement avec le Plan local d’urbanisme, lequel proscrit la dégradation des zones humides. Le terrain concerné, abritant notamment une roselière, est en effet majoritairement constitué de végétations lacustres caractéristiques de ces milieux protégés.
Une première annulation prononcée par la justice administrative
Face au rejet de leur recours gracieux en décembre 2024, les opposants au projet ont porté l’affaire devant le tribunal administratif de Nantes. Les magistrats nantais se sont penchés sur la validité de l’autorisation d’urbanisme au regard des impératifs de préservation environnementale inscrits dans les documents de planification locaux. Le 2 décembre 2025, la juridiction de première instance a rendu un jugement favorable aux riverains, prononçant l’annulation pure et simple du permis d’aménager litigieux. Les juges ont estimé que la nature du terrain rendait la division et la construction contraires aux règles d’urbanisme en vigueur sur la commune.
Le rejet définitif du pourvoi par la haute juridiction
Contestant cette décision, le porteur du projet s’est pourvu devant le Conseil d’État le 2 juillet 2026, arguant que le tribunal administratif avait commis une erreur de droit. S’appuyant sur une étude indépendante, il remettait en cause la classification de son terrain en zone humide et invoquait les dispositions du Code de l’urbanisme pour solliciter une régularisation de son dossier. Toutefois, le 30 juillet 2026, la haute juridiction a balayé ces arguments en confirmant l’analyse des juges nantais. La décision finale stipule que le permis d’aménager initial ne pouvait faire l’objet d’aucune mesure de régularisation, entérinant ainsi définitivement le caractère inconstructible de la parcelle concernée.
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