Le procès d’un détenu de 45 ans pour deux meurtres commis au cours de sa cavale en 2023 s’est ouvert lundi matin devant la cour d’assises du Maine-et-Loire.

Il a répondu par l’affirmative à chaque fois que le président lui a demandé : “Reconnaissez-vous ces faits?”, après avoir lu le résumé des crimes et délits pour lesquels il est jugé.
L’accusé espère “donner ses explications à ce parcours qui lui est reproché aujourd’hui”, ont déclaré peu avant à la presse ses avocats Me Sébastien Naudin et Me Wissam Mahlaoui.
Deux jours plus tard, la femme avec laquelle il entretenait une relation sentimentale, Adélaïde Duplouy, 40 ans, est retrouvée morte étranglée à son domicile à Angers. Ses deux enfants ont indiqué aux enquêteurs la présence de Stéphane Iganache dans leur appartement les jours précédents.
Une chasse à l’homme démarre pour retrouver le fugitif, qui enchaîne les intrusions dans des maisons et un vol de voiture pour se rendre à Chailland, en Mayenne, à une centaine de kilomètres au nord d’Angers.
Il y agresse une habitante pour tenter de lui dérober son véhicule.
Puis le corps d’un garagiste à la retraite, Jean-Claude Havard, est retrouvé chez lui, couvert d’une vingtaine de plaies et d’ecchymoses, le 2 juillet. La veille, sa voiture était découverte incendiée près d’Angers.
La cavale de Stéphane Iganache prend fin le 4 juillet sur un chantier à Avrillé (Maine-et-Loire).
Il encourt la réclusion à perpétuité.
Les proches du retraité tué “viennent chercher la vérité (…) avec cet espoir toujours assez incroyable de s’en remettre à la parole de celui qu’on accuse”, selon un de leurs avocats Me Pascal Rouiller.
L’avocat de la famille d’Adélaïde Duplouy, Me Emmanuel-François Doreau a décrit l’accusé comme ne manifestant “pas de sentiment” au début de l’audience. “Il reconnaît les faits mais pourquoi de tels actes ? Adélaïde voulait seulement l’aider”.
Le verdict est attendu vendredi.