Un enfant sur trois concerné par des troubles visuels selon les dépistages menés en Charente-Maritime

Dépister au plus tôt pour mieux accompagner : c’est le cœur d’une expérimentation déployée en Charente-Maritime auprès des élèves de petite section. Menés conjointement par la CPAM, l’Éducation nationale et des professionnels de santé, ces bilans révèlent des besoins importants chez les très jeunes enfants.
Un élève sur trois concerné par des difficultés visuelles en petite section
Initié lors de l’année scolaire 2024-2025, ce dispositif pionnier monte en puissance dans le département, passant de cinq établissements pilotes à 15 l’an dernier, pour atteindre 531 enfants évalués cette année.
Les bilans réalisés révèlent qu’environ un tiers des élèves présentait des troubles de la vision, nécessitant un équipement optique ou un réapprentissage des mouvements oculaires, et un quart des anomalies de langage.
D’après Ici La Rochelle, les proportions jugées conformes aux moyennes nationales par les orthoptistes et orthophonistes engagés, mais qui confirment l’urgence d’une détection précoce dès l’entrée à l’école maternelle pour éviter que ces lacunes n’entravent les premiers apprentissages fondamentaux.
Une prise en charge conjointe étendue vers de nouveaux territoires
Le protocole repose sur une collaboration étroite entre les équipes enseignantes et les spécialistes.
Tandis que les professeurs évaluent l’expression et la compréhension des enfants via un questionnaire ciblé transmis aux orthophonistes, les orthoptistes se déplacent dans les classes pour réaliser des examens visuels pratiques.
Face aux retours positifs des familles et des professionnels, le dispositif, d’abord concentré sur les quartiers prioritaires, s’étend cette année vers le sud de la Charente-Maritime, notamment dans les secteurs de Jonzac et de l’île d’Oléron, avec l’ambition d’une généralisation future.
en partenariat avec REGIEPRO


