
Conservée à Fresnay-sur-Sarthe depuis la fin du XIXe siècle, la dépouille naturalisée de ce que la mémoire locale désigne comme la dernière louve abattue dans le département nécessite une rénovation urgente. La Fondation du patrimoine lance une collecte de fonds à partir du 25 septembre 2026 pour financer sa restauration et offrir une nouvelle vitrine à cet objet d’histoire locale.
Un spécimen historique dégradé par l’érosion du temps
Abattue à Montreuil-le-Chétif par un jeune berger à la fin du XIXe siècle, la louve avait été intégrée au musée cantonal en 1883 avant de rejoindre le musée des coiffes dans les années 1960.
Inaccessible au grand public depuis la fermeture de la structure au début des années 2000, l’animal naturalisé a subi d’importantes dégradations.
Un diagnostic sanitaire réalisé en 2025 a révélé un encrassement prononcé, une oreille désolidarisée, une truffe fissurée ainsi que plusieurs altérations anatomiques dues à l’humidité et aux parasites.
Une souscription publique pour réintégrer l’animal dans le circuit patrimonial
Afin de sauver cette pièce unique, la commune a sollicité les services de Sandrine Leboucher, restauratrice spécialisée en taxidermie.
Selon Ouest France, l’intervention prévoit un dépoussiérage complet, la consolidation de la structure, le traitement du pelage ainsi que l’installation du spécimen dans une vitrine sécurisée au sein d’un nouvel espace d’exposition.
Sur un budget global estimé à 7 800 €, la Fondation du patrimoine cherche à mobiliser 2 500 € auprès des particuliers et des entreprises afin de refaire de cette louve un support pédagogique pour les écoles et les visiteurs.
en partenariat avec REGIEPRO


