En Vendée, face aux sécheresses et au risque d’incendie, les propriétaires forestiers appelés à adapter leurs boisements

Après un été 2026 marqué par de fortes canicules, le syndicat des propriétaires forestiers privés Fransylva tire la sonnette d’alarme en Vendée. Pour préserver les 1 200 domaines boisés du département face au réchauffement climatique et aux risques d’incendie, les spécialistes préconisent une diversification des essences et un aménagement préventif des parcelles.
Diversifier les essences et introduire des arbres plus résistants
À Grand’Landes, au nord de la Vendée, le constat est mesuré mais incitatif. Si les chênes locaux ont globalement résisté aux pics de température ayant atteint 43 °C cet été, d’autres espèces comme les bouleaux, les charmes et les châtaigniers montrent des signes de stress hydrique prononcé.
D’après Ici Loire Océan, pour renouveler le patrimoine forestier, Fransylva conseille aux sylviculteurs d’abandonner la monoculture au profit de la diversité végétale et d’introduire de nouvelles variétés plus adaptées aux climats chauds et secs, à l’image du chêne chevelu d’Italie ou du cèdre d’Afrique.
Aménager la forêt pour prévenir le risque d’incendie
Outre l’adaptation des essences, la gestion des accès et de la ressource en eau devient prioritaire.
Fransylva recommande vivement d’aménager des points d’eau ou des étangs utilisables par les sapeurs-pompiers, de maintenir un débroussaillage régulier le long des voies d’accès et de souscrire des assurances patrimoniales.
Bien que les dégâts dus au stress hydrique ne soient parfois visibles que deux à trois ans après une canicule majeure, l’anticipation reste la clé pour garantir la pérennité des forêts vendéennes.
en partenariat avec REGIEPRO


