Une femme de 63 ans est morte après avoir été grièvement blessée par balle, lundi 28 septembre, rue Secrétain aux Ponts-de-Cé, au sud d’Angers. Un homme de 58 ans, qui avait lui-même appelé la police pour signaler les faits, a été interpellé. Il a été présenté ce mercredi à un juge dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire pour meurtre en état d’ivresse manifeste.

Le drame s’est noué lundi 28 septembre, en fin d’après-midi, aux Ponts-de-Cé, au sud d’Angers. À 16 h 42, le commissariat était contacté par téléphone par un homme âgé de 58 ans. Selon le parquet, celui-ci indiquait avoir tué une femme avec une arme à feu à la suite d’un différend, rue Secrétain.
À leur arrivée sur place, les policiers découvraient une femme, Sylvie Barrau, 63 ans, la propriétaire des lieux, grièvement blessée par balle. Malgré l’intervention des secours, elle est décédée à 17 h 32.
Un fusil de calibre 22 long rifle retrouvé sur place
Le quinquagénaire a été interpellé et placé en garde à vue. Il est présenté comme le “gardien” des lieux en l’absence de la propriétaire. Son taux d’alcoolémie était alors mesuré à 1,20 mg par litre d’air expiré, selon le parquet. Un fusil de calibre 22 Long Rifle était également retrouvé sur les lieux.
Saisi des faits, le parquet d’Angers ouvrait une enquête pour meurtre et confiait les investigations aux enquêteurs du commissariat d’Angers, au sein de la division chargée notamment des enquêtes criminelles.
Une information judiciaire ouverte
À l’issue de sa garde à vue, l’homme de 58 ans a été déféré ce mercredi dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire.
Le parquet a retenu la qualification de meurtre en état d’ivresse manifeste, un crime puni de la réclusion criminelle à perpétuité, ainsi que celle de détention d’arme malgré une interdiction judiciaire.
Les investigations vont désormais se poursuivre sous la direction d’un juge d’instruction afin de déterminer précisément les circonstances du drame et le déroulement du différend qui a précédé le tir mortel.
Trois condamnations par le passé
Selon le parquet d’Angers, le mis en cause est déjà connu de la justice. “Il a été condamné à trois reprises, notamment pour des faits de violences conjugales et pour des infractions commises alors qu’il se trouvait sous l’emprise d’un état d’ivresse manifeste”, précise Sylvain Barbier-Sainte-Marie, le procureur de la République d’Angers.
À ce stade, l’homme mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence.