Cyclisme

Paris-Roubaix : L’enfer du Nord et des pavés mouillés ce week-end !

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Paris-Roubaix : L’enfer du Nord et des pavés mouillés !

Reportée puis annulée en 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, la « reine des classiques » cyclistes, avec ses secteurs pavés légendaires, est de retour, dimanche 3 octobre avec de la boue et des pavés mouillés, L’Enfer du Nord ! . Et après 118 éditions, les femmes prennent le départ aujourd’hui, un jour avant les hommes.

903 jours après la victoire du Belge Philippe Gilbert le 14 avril 2019, le peloton retrouve les célèbres pavés du Nord pour l’un des sommets de la saison cycliste, par sa dramaturgie, son intensité, son extrême dureté. Cette 118e édition de Paris-Roubaix devrait en outre se courir sous la pluie, un avantage supposé pour le Belge Wout van Aert et le Néerlandais Mathieu van der Poel, tous deux favoris au même titre que le collectif de l’équipe Deceuninck.

Étonnamment, depuis 2002, les gouttes sont absentes de la « reine des classiques », qui se court traditionnellement en avril mais a encore dû être reportée en raison de la pandémie de Covid-19. La pluie complique un peu plus la course, une vraie épreuve de 257,7 km dont 55 de secteurs pavés sur des chemins empruntés d’ordinaire par les tracteurs et les machines agricoles qui travaillent les champs de betteraves.

Dès Troisvilles, la porte de « l’Enfer » avant le centième kilomètre, le danger guette, les chutes commencent. « C’est la pluie qui fabrique le plus de souvenirs », estime Jean-François Pescheux, qui a dirigé Paris-Roubaix pendant les années 1990 et 2000. « On a du mal à reconnaître les maillots et puis il y a la gueule des coureurs… Avec les masques de boue, la ressemblance avec les mineurs est éloquente ». L’image renvoie à la Trouée d’Arenberg, le 12e secteur pavé près d’un ancien site minier.

Pas de première pour Alaphilippe

Alors que les conditions météo annoncées avantagent les plus adroits, les coureurs de cyclo-cross, la période veut que les deux plus grands spécialistes de cette discipline hivernale soient au départ, Van Aert et Van der Poel, éternels rivaux. Le désormais double champion du monde, Julian Alaphilippe, n’a pas souhaité disputer son premier Roubaix une semaine après sacre de Louvain.


34 ans après la 18e (record du genre) et dernière participation de son grand-père Raymond Poulidor, Van der Poel, lui, découvre Paris-Roubaix. Optimiste, le phénomène néerlandais balaie l’argument de l’inexpérience : « Je veux finir la saison en beauté après mes problèmes de dos. Je crois que je peux gagner. » À l’inverse, Van Aert est-il sur une forme déclinante ? Le Belge, malheureux lors de ses deux premières participations dans Paris-Roubaix (13e et 22e), choisit de se montrer prudent. Il dit seulement espérer « retrouver de bonnes jambes ».

Florian Sénéchal 24 ans après Frédéric Guesdon

Sur la ligne de départ de Compiègne, nul n’est sûr de son affaire. Hormis, peut-être, l’équipe Deceuninck qui possède plusieurs cartes et entend utiliser, comme à son habitude, la supériorité numérique dans le final : le Tchèque Zdenek Stybar, l’enfant du pays et meilleure chance française Florian Sénéchal, le Danois Kasper Asgreen et le Belge Yves Lampaert.

Les autres hommes à suivre ? À côté des Belges Jasper Stuyven et Sep Vanmarcke, du Néerlandais Dylan Van Baarle et Mike Teunissen, de l’Allemand Nils Politt, du Danois Mads Pedersen, ils sont quelques-uns à rêver, quitte à se faire un peu oublier comme a pu le faire ces derniers temps l’un des coureurs les plus adroits du peloton : Peter Sagan, vainqueur en 2018 et formé à l’école du VTT et du cross-country.

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