
À Alençon, le collectif de soutien aux trois familles expulsées du Cada de Perseigne annonce des rassemblements chaque mercredi devant la préfecture. Seize personnes, dont douze enfants, sont désormais sans accès à leur ancien logement et dépendent de solutions d’hébergement solidaires ou d’urgence.
Un rassemblement chaque mercredi à Alençon
La mobilisation se poursuit à Alençon (Orne). Lundi 5 octobre 2026, le collectif de soutien aux trois familles expulsées a annoncé vouloir organiser un rassemblement toutes les semaines, « tant que la Préfecture et nos élus persistent dans leur refus de prise en charge ».
Le rendez-vous est fixé chaque mercredi à 18 h, devant la préfecture de l’Orne.
« Il n’y a plus une famille qui a accès à son logement », dénonce le collectif dans un communiqué. Selon Dominique Froger, membre de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), les forces de l’ordre sont intervenues en début de semaine pour changer les clés du logement de la dernière famille qui pouvait encore y accéder.
Seize personnes, dont douze enfants, concernées
Les trois familles étaient hébergées par le Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) dans le quartier de Perseigne. Arrivées au terme de leurs démarches concernant leur demande d’asile et désormais visées par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), elles avaient été sommées de quitter leurs logements le lundi 31 août 2026.
Une première famille, originaire de République démocratique du Congo, avait été expulsée le jeudi 24 septembre, au lendemain d’une manifestation ayant réuni près de 200 personnes devant la préfecture.
Les trois familles avaient ensuite été mises à l’abri grâce à la solidarité de particuliers. « On ne voulait pas que les autres familles soient confrontées au même traumatisme que la première », explique Dominique Froger.
Les familles avaient toutefois conservé les clés de leurs anciens logements. Elles n’y ont désormais plus accès.
Le 115 sollicité pour trouver des solutions
L’association Coallia, qui gère le Cada d’Alençon, aurait demandé aux familles d’appeler le 115 chaque jour. Une solution difficilement applicable sur le long terme, selon le collectif, puisque les dispositifs d’hébergement d’urgence ne peuvent pas accueillir quotidiennement seize personnes.
En attendant, la solidarité locale continue de s’organiser. Des parents d’élèves du quartier de Perseigne participent notamment à la mobilisation. Les douze enfants concernés poursuivent leur scolarité dans leurs écoles, collèges et lycées d’Alençon.
Une cagnotte a également été mise en place afin de contribuer aux besoins des familles, actuellement sans ressources.
en partenariat avec REGIEPRO


