Dengue en Maine-et-Loire : une pulvérisation d’insecticide en prévision dans cette commune
Un cas de dengue a été détecté chez un habitant de La Séguinière, près de Cholet, en Maine-et-Loire. Une opération de lutte contre le moustique tigre doit être menée dans le quartier où réside le patient afin de limiter le risque de transmission du virus. Ce nouveau signalement rappelle un précédent dans le département : en septembre 2025, une opération similaire avait été organisée à Trélazé, près d’Angers.

Le moustique tigre fait de nouveau l’objet d’une surveillance renforcée en Maine-et-Loire. Début octobre 2026, un habitant de La Séguinière, commune située aux portes de Cholet, a été diagnostiqué positif à la dengue. Cette maladie virale est transmise à l’être humain par la piqûre d’un moustique tigre infecté.
À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur l’état de santé du patient. Pour limiter le risque de transmission à d’autres habitants, une opération de lutte anti-vectorielle est annoncée dans son quartier de résidence. Elle doit notamment permettre d’éliminer les moustiques adultes susceptibles de transmettre le virus.
La présence d’un cas humain ne signifie pas pour autant qu’une épidémie est en cours dans la commune. L’intervention vise précisément à empêcher qu’une éventuelle chaîne de transmission locale ne s’installe.
Le moustique tigre est présent à La Séguinière depuis 2023
Le signalement intervient dans une commune où le moustique tigre est connu depuis plusieurs années. Selon les informations communiquées dans le dossier, sa présence a été identifiée à La Séguinière dès 2023.
Reconnaissable à ses rayures noires et blanches, cet insecte s’est progressivement installé dans les zones habitées. Il pond dans de petites quantités d’eau stagnante, que l’on peut retrouver dans les soucoupes de pots de fleurs, les seaux, les récupérateurs d’eau ou encore les objets laissés à l’extérieur.
La dengue ne se transmet pas directement d’une personne à une autre dans les conditions habituelles de la vie quotidienne. Le moustique joue un rôle essentiel dans la transmission : après avoir piqué une personne infectée, il peut transmettre le virus à une autre personne lors d’une piqûre ultérieure.
C’est pour interrompre ce cycle que les autorités sanitaires peuvent déclencher une opération de démoustication autour des lieux fréquentés par le patient pendant sa période de virémie, lorsque le virus circule dans son sang et peut être transmis à un moustique.
À Trélazé, une opération similaire avait été organisée en 2025
Le Choletais n’est pas le premier secteur du Maine-et-Loire concerné par une telle intervention. En septembre 2025, l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire avait organisé une opération de traitement insecticide dans le quartier de La Chevalerie, à Trélazé, après la confirmation d’un cas de dengue chez une personne revenant d’un séjour dans une zone où le virus circulait.
La pulvérisation avait été programmée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre 2025, entre 22 heures et 1 heure du matin. L’enquête menée sur place avait permis de constater la présence de moustiques tigres adultes et de larves dans le secteur. Le traitement devait éliminer les insectes adultes potentiellement porteurs du virus et éviter une transmission locale.
Les habitants du périmètre concerné avaient été invités à rester chez eux pendant l’intervention, à fermer portes et fenêtres et à couper la ventilation. Des précautions avaient également été demandées pour les animaux domestiques, le linge et les équipements extérieurs.
Depuis, Trélazé a poursuivi ses actions de prévention. La commune a notamment mis en place un plan de lutte contre le moustique tigre reposant sur des pièges pondoirs et des traitements ciblés contre les larves, avec un suivi durant la saison de reproduction.
Ces deux situations doivent toutefois être distinguées : l’implantation du moustique tigre dans une commune ne signifie pas qu’un virus y circule. C’est la détection d’un cas humain et l’évaluation du risque de transmission qui peuvent conduire l’ARS à organiser un traitement ciblé.
Un moustique désormais implanté dans les cinq départements des Pays de la Loire
La situation de La Séguinière s’inscrit dans un contexte régional de progression du moustique tigre. Selon Santé publique France, l’insecte est désormais présent dans les cinq départements des Pays de la Loire.
Le bilan régional publié en mai 2026 indique que près de 1,4 million de personnes étaient exposées au moustique tigre dans la région en 2025, soit environ 37 % de la population.
Les autorités sanitaires surveillent également les cas de dengue, de chikungunya et de Zika. Dans son bulletin du 4 septembre 2026, Santé publique France recensait, depuis le 1er mai, 25 cas importés de dengue dans la région, dont quatre en Maine-et-Loire. Ces chiffres sont arrêtés au 1er septembre et ne constituent donc pas le bilan définitif de la saison.
Un cas importé correspond à une infection contractée à l’étranger, dans une zone où le virus circule, puis diagnostiquée après le retour en France. Un cas autochtone désigne une infection contractée sur le territoire français, à la suite d’une transmission locale par un moustique.
En septembre 2026, un autre cas de dengue avait également été signalé à Orvault, près de Nantes, en Loire-Atlantique, entraînant une opération de lutte anti-vectorielle dans le secteur concerné. Ces interventions illustrent la vigilance mise en place dans la région durant la période d’activité du moustique tigre.
Quels sont les symptômes de la dengue ?
La dengue peut provoquer une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, une fatigue importante ou encore des éruptions cutanées. Certaines infections passent toutefois inaperçues. Dans de rares cas, la maladie peut évoluer vers une forme grave nécessitant une prise en charge médicale rapide.
En cas de symptômes compatibles, notamment après un séjour dans une zone où le virus circule, il est recommandé de consulter un médecin et de signaler ses déplacements récents.
Comment éviter la prolifération du moustique tigre en Maine-et-Loire ?
La lutte contre le moustique tigre passe aussi par les gestes du quotidien. Les habitants peuvent limiter sa reproduction en supprimant les eaux stagnantes autour de leur logement : vider les soucoupes de pots de fleurs, couvrir les récupérateurs d’eau, ranger les seaux et les arrosoirs ou vérifier que les gouttières évacuent correctement l’eau.
Le moustique tigre pique principalement en journée. Le port de vêtements couvrants et l’utilisation de répulsifs adaptés peuvent contribuer à limiter les piqûres.
À La Séguinière, l’opération annoncée doit permettre de réduire le risque de transmission autour du lieu de résidence du patient. Après le précédent de Trélazé, en 2025, ce nouveau signalement rappelle que le Maine-et-Loire n’échappe pas aux enjeux sanitaires liés à la progression du moustique tigre.
en partenariat avec REGIEPRO


