Cyberattaque des supermarchés : le Super U de Saint-Sylvain-d’Anjou touché, les rayons surgelés de nouveau remplis
Le Super U de Saint-Sylvain-d’Anjou, près d’Angers, a été affecté par la panne des installations frigorifiques qui touche plusieurs enseignes de la grande distribution en France. Le magasin a annoncé une ouverture à 10 heures ce lundi 12 octobre 2026. Sur place, un journaliste d’Angers Info a constaté que certains rayons étaient vides avant de voir le rayon des surgelés de nouveau rempli après le rétablissement de la panne.

Les conséquences de la cyberattaque visant les installations frigorifiques des supermarchés sont visibles jusque dans l’agglomération angevine. À Saint-Sylvain-d’Anjou, le Super U a été touché par le dysfonctionnement qui affecte plusieurs magasins en France.
Sur ses réseaux sociaux, l’établissement a annoncé qu’il ouvrirait ses portes à 10 heures ce lundi matin. Lors de son passage sur place, un journaliste d’Angers Info a constaté que certains rayons étaient vides. Les produits surgelés ont notamment été concernés par la panne.
La situation semblait toutefois être revenue à la normale au moment de notre visite. Après le rétablissement du système frigorifique, le rayon des surgelés était de nouveau rempli. Le magasin venait d’être livré et les employés s’employaient à remettre les produits en rayon.
Cette reprise ne permet pas encore de mesurer les éventuelles pertes alimentaires provoquées par l’incident dans cet établissement. Elle témoigne néanmoins du travail engagé pour réapprovisionner les rayons après les perturbations.
Jusqu’à 200 magasins Intermarché touchés en France
L’incident concerne plusieurs enseignes de la grande distribution. Selon les informations communiquées à l’Agence France-Presse (AFP), entre 150 et 200 magasins Intermarché et moins d’une centaine de points de vente de Coopérative U ont été touchés par une cyberattaque survenue dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026.
D’après BFMTV, les pirates auraient réussi à déclencher à distance le dégivrage forcé des installations frigorifiques de nombreux magasins. L’attaque aurait ciblé les systèmes de régulation du froid du fabricant danois Danfoss, qui équipe de nombreux établissements en France.
La modification des températures peut compromettre la conservation des aliments. Lorsqu’une rupture de la chaîne du froid est constatée, les produits concernés ne peuvent pas nécessairement être remis en vente.
Intermarché a indiqué à l’AFP que les denrées fraîches et surgelées affectées devraient être jetées. Le distributeur déplore les pertes financières et le gaspillage alimentaire provoqués par l’attaque, sans en chiffrer le montant à ce stade.
Une attaque informatique qui touche les équipements du froid
Sur le réseau social X, Dominique Schelcher, président de Coopérative U, a confirmé que plusieurs magasins de son réseau étaient concernés depuis la nuit précédente. Il a qualifié l’attaque d’inacceptable, soulignant la gravité d’une intrusion visant des équipements essentiels à la conservation des produits frais et à l’approvisionnement alimentaire.
Les équipes des enseignes travaillent avec les spécialistes du froid pour rétablir les installations. Au Super U de Saint-Sylvain-d’Anjou, le retour du rayon surgelés et le réapprovisionnement observés par Angers Info montrent que la situation évoluait favorablement au moment du passage de notre journaliste.
D’autres enseignes pourraient également être concernées. Selon BFMTV et le site spécialisé Je bosse en grande distribution, des magasins Carrefour Market et Monoprix seraient touchés, sans confirmation de ces enseignes auprès de l’AFP à ce stade. BFMTV a également cité des établissements E.Leclerc, mais le groupement n’avait pas confirmé cette information auprès de l’agence de presse.
Une enquête ouverte par le parquet de Paris
Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette cyberattaque visant les installations frigorifiques connectées de plusieurs grandes enseignes alimentaires en France. Les investigations ont été confiées à l’Office anticybercriminalité (OFAC), sous la direction de la section anticybercriminalité du parquet.
L’enquête doit notamment permettre de recenser les établissements victimes et de déterminer les conséquences de l’attaque, notamment les pertes de denrées alimentaires et les départs de feu signalés par le parquet.
en partenariat avec REGIEPRO


