En Vendée, un SMS alerte les gendarmes sur les violences subies par une adolescente

Un message envoyé à une amie a permis de déclencher l’intervention des gendarmes auprès d’une adolescente victime de violences familiales à Saint-Malô-du-Bois, en Vendée. Jugés le 1er octobre 2026 au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, sa mère et son frère ont été condamnés à des peines de prison avec sursis.
Un SMS alarmant déclenche l’intervention des gendarmes
L’affaire commence par un message inquiétant reçu par une jeune fille mineure. Une amie lui écrit pour demander de l’aide : sa mère la frappe et elle lui demande d’appeler la police.
Prévenue, la mère de l’amie contacte les gendarmes. Ceux-ci interviennent rapidement dans une maison de Saint-Malô-du-Bois, en Vendée.
Sur place, ils découvrent l’adolescente tremblante, avec des traces de coups, dans le salon. L’enquête qui suit met au jour des violences physiques régulières qu’elle aurait subies au sein de sa famille.
Des violences répétées au sein du foyer
Selon les éléments présentés dans cette affaire, l’adolescente était régulièrement frappée par sa mère et son frère, âgé de 30 ans. Les coups auraient notamment été portés avec un rouleau à pâtisserie.
Lors de l’audience du 1er octobre au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, le frère était présent. La mère, âgée de 52 ans, était représentée par son avocate.
Le frère a minimisé les faits, évoquant une simple claque et des chamailleries. L’avocate de la mère a également contesté l’ampleur des violences décrites par la victime.
La procureure de la République a, elle, rappelé la gravité des faits reprochés, en soulignant que les violences ne pouvaient pas être considérées comme une méthode d’éducation.
La mère et le frère condamnés à des peines avec sursis
À l’issue de l’audience, le tribunal a condamné les deux membres de la famille.
Le frère, âgé de 30 ans, a écopé de quatre mois d’emprisonnement avec sursis. Sa mère, âgée de 52 ans, a été condamnée à huit mois d’emprisonnement avec sursis.
Ces condamnations interviennent après une enquête déclenchée par le message envoyé à une amie, qui a permis aux gendarmes d’intervenir auprès de l’adolescente.
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