À Cherbourg, deux jeunes parents jugés pour des violences commises sur leur nourrisson

Après quinze années passées au sein des services de la ville d’Angers, un ancien agent contractuel conteste la fin de son contrat et réclame plus de 156 000 euros à la collectivité. L’affaire a été examinée jeudi 1er octobre devant le tribunal administratif de Nantes. La rapporteure publique propose une indemnisation de 5 700 euros.
Le tribunal correctionnel de Cherbourg a mis son jugement en délibéré au 10 novembre dans l’affaire de bébé secoué. (Image d’illustration / DR)

Le tribunal correctionnel examinait ce mardi l’affaire d’un bébé secoué en 2023. Deux ans de prison ont été requis contre le père, le délibéré étant attendu pour le 10 novembre.

Une affaire particulièrement complexe a été examinée ce mardi 13 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Cherbourg-en-Cotentin (Manche). Deux jeunes parents comparaissaient pour des faits de violences sur mineur ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours. Les faits remontent au mois d’octobre 2023, lorsque la victime était âgée d’un mois.

D’après France Bleu / ICI, l’enfant avait été admis en urgence au service de réanimation pédiatrique du CHU de Caen à la suite d’un traumatisme crânien. L’examen médical avait révélé la présence d’un hématome sous-dural et de diverses lésions, conduisant les professionnels de santé à diagnostiquer un syndrome du bébé secoué et à signaler la situation à la justice.

Un contexte familial marqué par la fatigue et les tensions

L’instruction à la barre a mis en lumière l’épuisement parental et le climat délétère régnant au sein du foyer au moment des faits. La mère souffrait alors d’une dépression post-partum, tandis que le père s’investissait peu dans les tâches quotidiennes auprès du nourrisson.

Au cours de la nuit des faits, l’enfant avait manifesté d’importants pleurs avant de présenter des symptômes neurologiques inquiétants, conduisant à l’intervention des secours. Devant les juges, aucun des deux prévenus n’a reconnu avoir exercé de secouements ou de maltraitances directes.

Deux ans de prison requis à l’encontre du père

Aujourd’hui âgé de trois ans, l’enfant conserve un suivi médical régulier ainsi que des séquelles sur le plan du développement et du comportement.

En l’absence de témoignage direct et face aux déni des prévenus, le procureur de la République s’est appuyé sur un faisceau d’indices pour requérir une peine de deux ans d’emprisonnement à l’encontre du père. La défense a quant à elle plaidé la relaxe en faisant valoir le doute quant à l’auteur exact des faits. La décision du tribunal a été mise en délibéré au mardi 10 novembre 2026.

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