Le procès d’un Soudanais pour un triple meurtre, renvoyé à cause d’une “erreur”, se tiendra en mars

Le procès d’un Soudanais pour un triple meurtre dans l’ouest de la France en 2022, qui avait été renvoyé jeudi dernier en raison d’une “erreur matérielle”, se tiendra du 13 au 20 mars 2026, a-t-on appris mardi auprès de la cour d’appel d’Angers.
La composition de la cour qui jugera cette affaire sera différente, a précisé la même source, confirmant une information du quotidien régional Le Courrier de l’Ouest.
Fait rarissime, le procès, qui s’était ouvert le 3 octobre, avait été renvoyé jeudi, la veille du verdict, en raison de la diffusion d’un document par la cour d’assises qui mentionnait la condamnation de l’accusé à la “réclusion criminelle à perpétuité”.
Les avocats de la défense et de certaines parties civiles avaient plaidé le “doute sur l’impartialité” du président de la cour.
Le président avait expliqué avoir effectué un “système de copié-remplacé classique” sur une affaire précédente et assuré n’avoir “aucun a priori” sur l’accusé.
La cour d’appel d’Angers avait fait valoir, dans un communiqué, que ces mentions étaient “constitutives d’une erreur matérielle et informatiques”.
Al Khawad Al Zine Sulaymane, de nationalité soudanaise et âgé de 35 ans, comparaîtra pour les meurtres, un soir de juillet 2022 à Angers, de trois jeunes hommes âgés de 16, 18 et 20 ans avec lesquels il avait eu une altercation plus tôt.
L’accusé, qui a été maintenu en détention provisoire, est également accusé d’avoir blessé trois autres personnes et d’avoir agressé sexuellement deux jeunes filles ce même soir.


