Le gratin des apprentis barman des Pays de la Loire réunis à la CCI Pierre Cointreau d’Angers lors du concours « MAF »

Mardi 28 avril 2026, huit apprentis barmans issus de quatre écoles différentes se sont affrontés à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) d’Angers pour les finales départementales et inter-régionales du concours « Un des Meilleurs Apprentis de France » employé Barman.
De légers effluves fruités ont traversé le Centre Pierre Cointreau d’Angers ce mardi 28 avril. L’établissement avait la chance d’accueillir cette année les déclinaisons départementales et inter-régionales du concours du Meilleur Apprenti de France barman. Pendant une matinée, 8 candidats ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour venir à bout des quatre épreuves qui leur faisaient face, et repartir avec la meilleure note.
Un petit événement à la CCI Pierre Cointreau
Le concours du Meilleur Apprenti de France (MAF) se distingue de son prestigieux grand frère, le concours pour les adultes (MOF), car il est exclusivement réservé aux jeunes en formation. Il n’y a pas de classement, il n’y a pas de podium, donc pas de compétition entre les apprentis. Juste un miroir, un défi face à soi-même. Pour décrocher la médaille d’or départementale, il faut atteindre les 16 sur 20, et 18 sur 20 pour l’or régional. Si l’événement a posé ses valises à la CCI d’Angers cette année, c’est car l’établissement s’est lui-même proposé. L’accueil se fait sur la base du volontariat, une denrée assez rare face à l’ampleur de l’organisation que cela demande. « Cela fait plusieurs mois que nous préparons le concours, je dirais que nous sommes dessus depuis janvier maintenant. » déclare Alexandra Bernier, responsable CS des métiers du bar à la CCI Pierre Cointreau d’Angers. La journée d’hier est le fruit d’un minutieux travail logistique qui aura donc pris plus de quatre mois à être finalisé. Dans la région, l’organisation alterne d’ailleurs entre Angers et Saint-Nazaire depuis quatre ans. Au niveau national, la France est découpée en six grandes zones pour garantir la présence d’un Meilleur Ouvrier de France sur chaque pôle, assurant ainsi une stricte égalité entre tous les participants. Pour les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, c’est Jérémy Lauilhé, meilleur ouvrier de France Barman 2023, qui a été choisis. « On essaie d’avoir toujours un meilleur ouvrier de France du corps de métier concerné sur place.» explique le principal concerné, « Avec Christophe Davoine, qui est lui aussi MOF Barman, on s’est partagé les différentes régions de France.».
Une matinée pour un vrai marathon
Les huit candidats du jour ont fait face à quatre épreuves. La journée démarre avec un QCM théorique balayant la connaissance des produits, des marques partenaires et de la législation. Place ensuite à la pratique avec la réalisation et la commercialisation d’un cocktail de référence revisité. Les apprentis doivent également assurer une mise en situation professionnelle où le jury incarne des clients accoudés au bar commandant un apéritif et un cocktail simple. Enfin, l’épreuve phare mêle une analyse sensorielle de trois produits à l’aveugle et une Masterclass, où le jeune doit détailler l’historique d’une boisson alcoolisée. Face à eux, un jury qui juge aussi bien la technique que l’élocution et les connaissances, composé notamment du MOF Jérémy Lauilhé, et d’autres pointures, tantôt venues du palace parisien Shangri-La, tantôt venues de chez Pernod Ricard.
« Un concours contre soi-même »
Le concours « Un des Meilleurs apprentis de France » est avant tout une épreuve personnelle. « C’est vraiment un concours contre soi-même » souligne Rafael Bouguet, apprenti dans le bar-restaurant La Cour à Angers, et qui passe les épreuves à domicile. Il faut le dire, son parcours est tout à fait atypique. « L’année dernière, je n’étais pas du tout dans le monde du bar et encore moins de l’hôtellerie et de la restauration. J’ai été pris d’une pure passion, je me suis donné à fond et j’en suis là. » avoue-t-il.
Ancien adepte de dessin et de photographie, il a trouvé dans le monde du bar une autre forme d’expression créative. Porté par cette passion, il termine deuxième lors d’un concours organisé par la distillerie Vrignaud avant de se qualifier pour les demi-finales nationales à Monin, puis d’à nouveau finir deuxième cette fois-ci lors du concours national organisé par Café Richard.
Son objectif du jour ? Décrocher la note de 18 pour accéder aux épreuves nationales. Et remporter la médaille d’or régionale. S’il concède que l’exercice est stressant, il a su rationaliser l’enjeu. « Il faut savoir se canaliser, se dire qu’un jury c’est exactement comme un client » ajoute-t-il. Paradoxalement, l’épreuve qu’il redoutait le plus, celle de l’analyse sensorielle, se dévoile comme celle qu’il pense avoir le mieux réussie. « Je pense avoir trouvé les trois produits et avoir parfaitement argumenté. » analyse-t-il. De la justesse pour celui qui remportera finalement la médaille d’or régionale, et le droit de continuer à rêver puisque c’est désormais la scène nationale qui l’attend. Une belle étape de franchie avant, peut-être, de concrétiser ses envies d’avenir. « J’adorerais travailler dans un pays hispanique. J’adore l’énergie qu’il y a là-bas, et les bars au Mexique ou en Argentine sont très cotés. » termine Rafael Bouguet.
Il n’était pas le seul champion envoyé dans l’arène par la CCI Pierre Cointreau. Yélina Maurice de l’entreprise Le Cahupa, Angers, et Noé Ronget de Joa Casino des Pins aux Sables-d’Olonne, représentait aussi tout deux l’établissement.


