En Vendée et dans le Maine-et-Loire, un éducateur soupçonné d’avoir filmé sous la douche plus de 50 joueuses de football
Un éducateur de la section féminine et responsable technique d’un club sportif de Mortagne-sur-Sèvre, en Vendée, doit comparaître ce lundi 19 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel d’Angers (Maine-et-Loire). Il est soupçonné d’avoir filmé des joueuses dans les vestiaires et sous les douches, à leur insu, pendant plusieurs saisons. À ce jour, plus de cinquante victimes ont été recensées en Vendée et dans le Maine-et-Loire.

L’affaire a fait trembler les plus hautes instances du football amateur. Elle met en cause un homme, né en 2000 dans les Mauges (Maine-et-Loire) et qui occupait des fonctions d’éducateur et responsable technique au sein d’une section féminine de la Fraternelle Football, club de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée).
Entre le 1er septembre 2023 et le 30 juin 2025, il aurait filmé, à leur insu, des jeunes joueuses dans l’intimité des vestiaires, y compris sous les douches dans des clubs de Mortagne-sur-Sèvre mais aussi la Séguinière et Saint-Christophe-du-Bois et dans d’autres clubs du Maine-et-Loire.
Selon nos informations, le procédé utilisé était discret. L’éducateur déposait un sac contenant des maillots au milieu du vestiaire et à proximité des douches, en prenant soin d’y glisser un téléphone portable afin de filmer les joueuses. Une méthode qui lui aurait permis de renouveler les enregistrements au fil des deux dernières saisons.
Plus d’une trentaine de victimes constituées parties civiles
À ce stade de la procédure, plus d’une cinquantaine de victimes se sont constituées parties civiles dont des jeunes adolescentes.
Pour Maître Manola Papin, avocate de deux victimes, âgées de 14 et 16 ans au moment des faits, les joueuses de football ont été marquées par la révélation des faits. « Elles sont choquées. C’est pour elles une totale trahison car elles s’entendaient bien avec lui. Elles ont eu du mal à se dire qu’il avait pu faire ça. »
Pour de nombreuses licenciées, il représentait une vraie figure d’autorité, décrit comme stricte mais très bon entraîneur. « Il partageait avec elles des encadrements de stages et l’entraineur était une vraie figure de respect. »
Le mis en cause, âgé de 26 ans, présenté comme réservé et isolé, comparaît libre sous contrôle judiciaire. Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel d’Angers pour des faits de voyeurisme par fixation, enregistrement ou transmission d’images.
Il doit être jugé ce lundi 19 octobre lors d’une audience correctionnelle exceptionnelle, prévue pour durer plusieurs heures au regard de l’ampleur du dossier et du nombre de victimes concernées. Il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à son jugement définitif.
en partenariat avec REGIEPRO


