Dans le Maine-et-Loire, cette entreprise familiale fabrique des chaussons à la main depuis le lancement de sa marque Coco
l’occasion de la Journée du Chausson, organisée le samedi 24 octobre 2026, la marque Coco met en lumière une fabrication réalisée à Montigné-sur-Moine, dans le Maine-et-Loire. Lancée en 2020 par Alexis et Justine Audouin, elle revisite la pantoufle traditionnelle avec des lignes épurées et des matières naturelles.

Le chausson a encore de beaux jours devant lui. Le samedi 24 octobre 2026, la Fédération française de la chaussure organise la troisième édition de la Journée du Chausson, un rendez-vous destiné à valoriser cet accessoire du quotidien et les entreprises qui continuent de le fabriquer en France. Parmi les neuf maisons mises à l’honneur cette année figure Coco, une marque du Maine-et-Loire qui a choisi de moderniser la pantoufle sans renoncer à sa fabrication locale.
Derrière Coco, on retrouve Alexis et Justine Audouin, représentants de la cinquième génération d’une entreprise familiale dont l’histoire remonte à 1890. Fondée par Émile Audouin, la société s’est d’abord développée autour de la fabrication de chaussures, de sabots et de sandales, notamment sous la marque Bosabo. En 2020, le duo a décidé d’élargir cette activité en lançant une ligne de chaussons.
À Montigné-sur-Moine, des chaussons fabriqués à la main
Le parti pris de Coco est de proposer une alternative contemporaine aux pantoufles classiques. La marque privilégie des lignes minimalistes et des couleurs profondes, avec l’idée de concilier confort à la maison et esthétique soignée.
La fabrication reste ancrée dans le Maine-et-Loire. Chaque paire est réalisée à la main dans l’atelier de Montigné-sur-Moine. Les modèles associent un dessus en cuir velours, une doublure intérieure en laine naturelle et une semelle extérieure en microfibre.
Le choix des matières et la conception des produits répondent à une volonté de proposer des chaussons durables, pensés pour accompagner les usages du quotidien. La marque s’inscrit ainsi dans une histoire industrielle et familiale tout en cherchant à renouveler l’image d’un produit longtemps associé à des modèles traditionnels.
« Un accessoire destiné aux retrouvailles »
Pour Alexis et Justine Audouin, le chausson ne se résume pas à une question de confort. Il accompagne aussi les habitudes et les moments de la vie familiale.
« Le chausson fait partie de notre intimité ! Enfiler ses chaussons en rentrant chez soi, marque la reconnexion avec son cercle le plus proche, sa famille. Au-delà de son esthétique, c’est un accessoire destiné aux retrouvailles, aux moments de détente partagés, à la complicité », expliquent-ils dans le dossier de presse.
Cette dimension familiale est au cœur de la troisième Journée du Chausson. Son slogan, « Des grands-parents, des enfants, des petits-enfants, des chaussons ! », rappelle que cet accessoire traverse les âges et se transmet souvent comme une habitude domestique.
Plus de 33 millions de paires vendues en France en 2025
Le marché français confirme cet attachement. Selon une étude de la Fédération française de la chaussure réalisée en mai 2026 auprès d’un échantillon de 1 500 personnes, plus de 33 millions de paires de chaussons ont été vendues en France en 2025, pour un chiffre d’affaires global annoncé de 500 millions d’euros.
L’étude indique également que 79 % des Français interrogés associent le fait d’enfiler leurs chaussons à un moment de plaisir et de relaxation. Pour 76 %, cette habitude constitue une pratique transmise de génération en génération. Autre signe de cet ancrage dans la vie quotidienne : 61 % déclarent posséder au moins deux paires à la maison.
Dans ce marché, les fabricants français cherchent à conjuguer héritage et évolution des goûts. Pour Coco, l’enjeu est de faire vivre une entreprise familiale ancienne en proposant une collection plus contemporaine, tout en maintenant la fabrication dans le Maine-et-Loire.
en partenariat avec REGIEPRO


