Rochefort procède à l’abattage d’arbres fragilisés avant de reverdir massivement le cours d’Ablois

Pour des raisons de sécurité publique, la municipalité de Rochefort a dû se résoudre à couper une vingtaine de feuillus en ce début de semaine. Cette opération sanitaire indispensable précède un vaste projet d’aménagement paysager qui transformera durablement le visage de ce secteur historique de la commune.
Des spécimens rendus vulnérables aux intempéries
L’intervention, menée lundi et mardi derniers, a conduit à l’abattage de vingt-trois arbres sur le cours d’Ablois. Cette décision radicale fait suite à un diagnostic phytosanitaire préoccupant concernant onze érables en fin de vie, inadaptés aux futurs aménagements, ainsi que douze tilleuls. Ces derniers présentaient une extrême fragilité depuis la déconstruction de l’ancienne maternité sur le site Saint-Charles. Privés de ce rempart architectural, les végétaux se sont retrouvés subitement exposés aux vents dominants, affaiblissant dangereusement leur système racinaire et soulevant d’importantes craintes en cas de tempête hivernale.
Une centaine de plantations programmées
Si cette coupe peut paraître impressionnante, elle annonce en réalité un enrichissement considérable du patrimoine arboré local. La municipalité s’engage à replanter massivement dans les dix-huit prochains mois. Au total, cent trois nouveaux arbres viendront orner le cours d’Ablois. Afin de favoriser la biodiversité et d’anticiper les défis liés au changement climatique, les services techniques ont sélectionné cinq essences distinctes, incluant des féviers d’Amérique, des savonniers, des micocouliers de Provence, des chênes de Hongrie et des aulnes de Spaeth.
Le point de départ d’une nouvelle coulée verte
Au-delà du simple remplacement des arbres, ce renouvellement s’inscrit dans un plan d’urbanisme ambitieux visant à restaurer l’aspect originel du site, tel qu’il fut pensé dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. L’aménagement intègre la création de noues végétalisées destinées à optimiser la gestion des eaux pluviales, tout en préservant une pelouse centrale ouverte au public. Cet espace repensé, trait d’union historique entre la Vieille Paroisse et l’Hôpital de la Marine, constituera la première étape d’une future coulée verte qui reliera à terme le quartier à la gare ferroviaire.
en partenariat avec REGIEPRO


