À Beauchêne, une pension canine et sa meute de chiens suscitent la contestation des riverains et du maire

Un élevage et centre éducatif accueillant une trentaine de canidés dans la commune déléguée de Tinchebray-Bocage fait l’objet de plaintes pour nuisances sonores et d’une enquête judiciaire.
Une tension durable s’est installée entre un gérant de pension canine et les habitants du village de Beauchêne, rattaché à la commune nouvelle de Tinchebray-Bocage dans le département de l’Orne. Installée depuis plus de trois ans sur une parcelle agricole, la structure accueille une trentaine de chiens utilisés comme « meute éducative » pour rééduquer des animaux au comportement agressif.
D’après France 3 Normandie, les riverains dénoncent des aboiements continus de jour comme de nuit ainsi que la divagation occasionnelle de gros chiens dans les propriétés environnantes.
Une pétition massive des riverains et la réaction du propriétaire
Face aux désagréments subis, une pétition recueillant 180 signatures a été déposée dans cette localité d’environ 250 habitants. Une vingtaine de voisins ont également déposé une plainte formelle auprès des services de gendarmerie pour bruits excessifs et problèmes de sécurité.
Le responsable de la pension, très présent sur les réseaux sociaux, réfute l’ampleur des dérangements reprochés. Il met en avant sa démarche d’aide à la réinsertion canine tout en reconnaissant des sorties isolées d’animaux hors de sa propriété, estimant que ces incidents demeurent sans gravité en milieu rural.
Le maire saisit la justice et une enquête de gendarmerie est ouverte à Argentan
La contestation a pris une tournure juridique avec l’intervention de l’autorité municipale. Jérôme Nury, maire de Tinchebray-Bocage, conteste la régularité administrative de l’installation et indique n’avoir délivré aucune autorisation pour l’exploitation d’une pension ou d’un élevage sur cette parcelle.
Le maire a formellement avisé le procureur de la République. Le parquet d’Argentan confirme qu’une procédure de vérification et une enquête de gendarmerie sont actuellement en cours pour déterminer la légalité de l’activité et établir les responsabilités.
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