Sécheresse en Maine-et-Loire : les restrictions d’eau assouplies, mais plusieurs secteurs restent en crise

Les pluies récentes permettent d’alléger les restrictions d’eau en Maine-et-Loire. Depuis le 27 octobre, les particuliers et les collectivités ne sont plus soumis au niveau de crise, mais restent placés en alerte. Certaines zones du département conservent toutefois des restrictions plus sévères, notamment pour les professionnels et les agriculteurs.
La situation hydrologique s’améliore en Maine-et-Loire. Les dernières précipitations, la baisse des températures et la fin de la période de croissance des végétaux ont favorisé la remontée des débits sur la plupart des cours d’eau. Face à cette évolution, le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, a signé de nouveaux arrêtés le 27 octobre 2026 afin d’assouplir les mesures de restriction liées à la sécheresse.
Cette amélioration ne signifie pas pour autant que la sécheresse est terminée. Les ressources en eau restent fragiles, en particulier les nappes souterraines. Selon la préfecture, leur recharge n’a pas encore véritablement commencé, faute de précipitations suffisantes.
Arrosage, lavage de voiture : ce qui reste interdit aux particuliers
Pour les habitants du Maine-et-Loire, le passage du niveau de crise à celui d’alerte allège les restrictions, mais plusieurs interdictions restent en vigueur sur l’ensemble du département.
L’arrosage des pelouses demeure interdit, tout comme le lavage des véhicules à domicile. Pour les massifs de fleurs, l’arrosage est interdit entre 8 h et 20 h. Les potagers ne peuvent pas être arrosés entre 11 h et 18 h.
Les collectivités sont également concernées. L’arrosage des pelouses est interdit, à l’exception des terrains de sport, qui peuvent être arrosés entre 20 h et 8 h. Le nettoyage des voiries reste interdit, sauf en cas d’impératif sanitaire. Pour les massifs de fleurs, les mêmes horaires s’appliquent : aucun arrosage entre 8 h et 20 h.
Une dérogation temporaire concerne toutefois les cimetières. Le lavage des tombes et l’arrosage des fleurs y sont autorisés jusqu’au 11 novembre 2026 inclus. Une mesure qui intervient à l’approche de la Toussaint, période traditionnellement marquée par une forte fréquentation des cimetières.
Tous les bassins ne retrouvent pas le même niveau de vigilance
Si la situation s’améliore globalement, les restrictions varient selon les cours d’eau et les nappes souterraines. L’axe Loire est désormais placé en alerte, en cohérence avec les décisions prises à l’échelle du bassin Loire-Bretagne.
Pour les usages professionnels, les bassins de la Sarthe et du Loir repassent en vigilance. La nappe souterraine de l’Aubance bénéficie également de ce niveau moins contraignant.
Plusieurs secteurs restent en alerte : les bassins de la Loire, de l’Aubance, de l’Authion, du Couasnon, de la Divatte, de l’Èvre et du Layon. Les nappes souterraines des alluvions de la Loire-Thau, de l’Authion-alluvions et du secteur Loir-Sarthe-aval sont également concernées.
La situation demeure plus tendue dans d’autres parties du département. Les bassins de la Mayenne, de l’Oudon, de l’Erdre et du Brionneau sont placés en alerte renforcée.
Enfin, trois bassins restent en crise : la Thau, l’Hyrome et le Lathan. Plusieurs nappes souterraines conservent aussi ce niveau de restriction : celles du Layon, de l’Erdre, de la Mayenne et de Romme-Brionneau.
Des pluies encore insuffisantes pour reconstituer les réserves
Le préfet appelle les particuliers, les collectivités, les entreprises et les agriculteurs à maintenir leurs efforts d’économie d’eau. Malgré les précipitations récentes, les réserves souterraines demeurent particulièrement vulnérables.
La fin de la période de croissance des végétaux et la baisse des températures contribuent à réduire les besoins en eau. Mais le retour à une situation plus favorable dépendra aussi des pluies à venir, indispensables pour recharger durablement les nappes.
en partenariat avec REGIEPRO


