Le dépôt de chrysanthèmes sur les tombes à la Toussaint connaît une baisse d’attrait auprès des jeunes générations à Angoulême

L’augmentation des prix, l’essor de la crémation et la concurrence des grandes surfaces contribuent au recul de cette tradition horticole.
À l’occasion de la Toussaint célébrée ce dimanche 1er novembre 2026, de nombreux habitants se sont rendus sur les marchés et dans les cimetières d’Angoulême, en Charente, pour honorer la mémoire de leurs proches défunts. Toutefois, professionnels de l’horticulture et usagers constatent un déclin progressif de l’achat de chrysanthèmes, en particulier chez les plus jeunes usagers. Les statistiques de l’interprofession horticole Valhor indiquent que 15 % des foyers français ont fait l’acquisition d’au moins un chrysanthème pour les sépultures en 2025, contre 21 % en 2019.
D’après France 3 Régions, ce recul s’accompagne d’une hausse tarifaire de 10 % mesurée sur cette même période.
Une hausse des coûts de production et une mutation des pratiques funéraires
Plusieurs facteurs économiques expliquent l’évolution des prix sur les étals, notamment la hausse des coûts de l’énergie pour les serres, le renchérissement des engrais et l’augmentation des frais de transport logistique.
Parallèlement, la progression continue du recours à la crémation modifie la fréquentation des cimetières traditionnels et l’attachement aux fleurissements de sépultures chez les jeunes générations.
Les producteurs locaux face à la pression commerciale des grandes surfaces
Les horticulteurs indépendants présents sur les marchés régionaux expriment leurs inquiétudes face à la concurrence exercée par la grande distribution.
La vente en grande surface et la précarisation des réseaux traditionnels font peser des incertitudes sur l’avenir de la filière horticole spécialisée dans la fleur de Toussaint d’ici les prochaines années.
en partenariat avec REGIEPRO


