La mobilisation pour la sauvegarde de l’esturgeon fait l’objet d’un documentaire télévisé

Le film « Sturio, le retour du géant ? » retrace les efforts scientifiques pour repeupler les fleuves régionaux avec cette espèce menacée.
Le documentaire de 52 minutes intitulé « Sturio, le retour du géant ? », réalisé par Rémi Demarthon et produit par Les Films en Vrac, met en lumière le programme de conservation de l’esturgeon européen en Nouvelle-Aquitaine. Diffusé sur l’antenne régionale d’ICI et accessible sur la plateforme france.tv à partir de novembre 2026, ce film retrace le travail conjoint mené par les scientifiques, les chercheurs, les aquaculteurs et l’association MIGADO dans le bassin hydrographique de la Vienne et l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine. Alors que cette espèce migratrice ne se reproduisait plus à l’état naturel depuis plus de trente ans en raison de la surpêche et de la quête du caviar, des lâchers d’alevins nés en captivité visent à réimplanter durablement le poisson dans ses rivières d’origine.
D’après France 3 Régions, le plan national d’action en faveur de cet animal préhistorique est programmé jusqu’en 2029 afin de constater les premiers signes de reproduction naturelle en milieu sauvage.
Une espèce décimée par la surpêche et l’exploitation de sa chair et de ses œufs
L’esturgeon européen a subi un déclin rapide au cours du XXe siècle en raison d’une pression halieutique excessive ciblant sa chair ainsi que ses œufs pour la confection de caviar.
Cette exploitation intensive a brisé le cycle biologique de l’animal, caractérisé par une maturité sexuelle tardive et de longues périodes de migration, entraînant la quasi-extinction des populations locales dans les années 1980.
Des naissances en captivité et des lâchers prometteurs pour l’avenir de la biodiversité
Le programme de reproduction artificielle mené par les équipes scientifiques enregistre des résultats encourageants, marqués par des naissances records au sein de l’écloserie.
Les jeunes poissons acclimatés sont ensuite relâchés dans les cours d’eau de la région dans l’espoir de reconstituer une population autonome à l’horizon 2030.
en partenariat avec REGIEPRO


