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Ce mardi « une grève sanitaire » dans les écoles, collèges et lycées du Maine-et-Loire.

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Dénonçant un protocole anti-coronavirus inadapté à la réalité des établissements scolaires, plusieurs syndicats enseignants, parmi lesquels le Snes-FSU, majoritaire, appellent à une «grève sanitaire» dans les écoles, ce mardi 10 novembre.

Huit jours après la rentrée des vacances de la Toussaint, la colère n’est donc toujours pas retombée et est même allée crescendo.

Depuis le 2 novembre dernier, un protocole sanitaire renforcé est ainsi censé s’appliquer dans les établissements du pays, pour lutter contre la deuxième vague de coronavirus.

Mais sur le terrain, certains enseignants ont indiqué manquer de moyens pour faire respecter la distanciation physique et ont continué de faire face à des attroupements et des classes surchargées.

Ce faisant, la semaine dernière, le jeudi 5 novembre, le ministère de l’Education nationale a décidé de renforcer à nouveau le cadre existant, en faisant passer, dans les établissements les plus tendus, au moins 50 % des cours en présentiel et le reste à distance. Dans la ligne de mire de la rue de Grenelle figure surtout le lycée où, face à la grogne, les épreuves d’évaluation communes du baccalauréat ont même été annulées.

Les mesures en place depuis la rentrée «sont, à l’évidence, plus difficiles à appliquer au lycée, où les déplacements des élèves sont plus nombreux et plus fréquents, et l’organisation de la restauration scolaire plus complexe», avait reconnu Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, dans un courrier transmis aux chefs d’établissement, après avoir consulté les organisations syndicales.

Pas de quoi toutefois satisfaire le Snes-FSU qui estime que le collège a, lui, été oublié. Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe de l’organisation, a donc confirmé que le syndicat maintenait son appel à la grève sanitaire.


«Il n’y a rien sur le collège, estime la syndicaliste. On maintient donc l’appel à la grève pour mardi notamment pour les établissements où les conditions sanitaires ne seraient toujours pas réunies en dépit des annonces», avait-elle d’emblée prévenu dans la foulée des décisions du ministre.

Hier, un autre syndicat, le SNUipp-FSU qui appelle aussi à la grève, prévoyait en moyenne environ 20 % d’enseignants grévistes. Dans certains départements en revanche, les prévisions étaient nettement plus élevées.

Le SNUipp-FSU prévoyait notamment 45 % de professeurs grévistes en Seine-Saint-Denis, 40 % dans les Pyrénées-Orientales, 25 % dans l’Eure, 20 % en Gironde ou encore 15 % de grévistes en Indre-et-Loire, mais aucune estimation pour le moment dans le Maine-et-Loire.

Des estimations basées sur les déclarations d’intention des professeurs des écoles maternelles et élémentaires. Pour le second degré, aucune estimation n’était cependant disponible car les professeurs de collège et lycée ne sont pas obligés de se déclarer.

De son côté, le ministère de l’Éducation nationale n’a fourni, hier, encore aucune donnée.

Des actions sont déjà annoncées à Angers au Lycée Chevrollier ou encore au Lycée Joachim du Bellay où tôt ce matin des barricades devant le lycée étaient en cours d’installation.

Un service d’accueil minimum est mis en place pour les écoles Raspail et Nelson Mandéla par la Ville d’Angers qui précise que « La Ville maintiendra ses services de garderie et de restauration scolaire dans les écoles de la Ville. »

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