Crues de la Maine : Greenpeace interpelle sur la responsabilité climatique et le coût des dégâts
Après plusieurs jours de pluies continues, la montée des eaux impacte la ville. Le groupe local de Greenpeace souhaite ouvrir le débat sur la prise en charge financière des catastrophes climatiques....

Après plusieurs jours de pluies continues, la montée des eaux impacte la ville. Le groupe local de Greenpeace souhaite ouvrir le débat sur la prise en charge financière des catastrophes climatiques.
À Angers, la Maine est sortie de son lit à la suite d’un épisode pluvieux persistant. Plusieurs secteurs restent touchés : habitations inondées, routes coupées et équipements publics perturbés.
Le montant d’un milliard d’euros évoqué par les militants correspond à une estimation globale du coût des inondations à l’échelle de la France, et non aux seuls dégâts angevins, encore en cours d’évaluation.
« Des milliers de personnes sont impactées, directement par l’inondation de leur maison ou indirectement par la voirie bloquée et les équipements sous l’eau », indique le groupe local de Greenpeace dans un communiqué.
Une lecture climatique de l’événement
L’association établit un lien entre cet épisode et l’évolution du climat.
« Du fait de la crise climatique, les événements extrêmes comme celui-ci sont de plus en plus fréquents, intenses, dévastateurs et coûteux », affirment les militants.
Ils ajoutent également que, si une partie des réparations est couverte par les assurances, « cela sera répercuté sur les cotisations de l’ensemble des assurés ».
Les entreprises fossiles pointées
Le collectif met en cause plusieurs grands groupes énergétiques, dont TotalEnergies, Shell et Eni.
« Année après année, ces entreprises continuent d’engranger des milliards de profits en misant sur le pétrole et le gaz, en étant conscientes des impacts de ces énergies fossiles », écrivent-ils.
Selon eux, « il est grand temps que les entreprises qui profitent de la crise assument leur part de responsabilité et payent pour les dégâts qu’elles causent ».
Un débat plus large
À ce stade, aucune mesure spécifique n’a été annoncée concernant une contribution financière directe des entreprises énergétiques aux réparations liées aux catastrophes naturelles.


