Inquiétude dans la Manche où l’usine SEB de Saint-Lô pourrait être touché par le plan de 500 suppressions de postes
C’est une annonce qui fragilise le paysage industriel français en ce début d’année. Le géant du petit électroménager SEB a dévoilé un plan de restructuration d’envergure prévoyant...

C’est une annonce qui fragilise le paysage industriel français en ce début d’année. Le géant du petit électroménager SEB a dévoilé un plan de restructuration d’envergure prévoyant la suppression de 2 100 postes dans le monde, dont 500 dans l’Hexagone. Dans la Manche, l’usine de Saint-Lô retient son souffle.
Une direction discrète, des syndicats en alerte
Ce mercredi 25 février 2026, l’ambiance est à l’attente pesante sur le site saint-lois. Alors qu’une réunion du Comité Social et Économique (CSE) Central se tient à Mayenne, la direction du groupe refuse pour l’heure tout commentaire. De son côté, la CGT s’est réunie en début d’après-midi pour coordonner une réponse nationale face à ce plan social.
L’enjeu est de taille pour Saint-Lô, qui emploie une centaine de salariés. Le site n’est pas une simple usine de montage : il abrite le Centre de Développement Électronique du groupe, avec un bureau d’études stratégique composé de 23 experts.
Le développement produit dans le viseur
Si le directeur général, Stanislas de Gramont, a affirmé que « la production n’est pas concernée » et qu’aucun départ ne serait « contraint », l’inquiétude demeure pour les fonctions supports. Les secteurs ciblés sont : le marketing et la finance, les ressources humaines, et le développement produit
C’est précisément ce dernier point qui place Saint-Lô sous tension. La stratégie du groupe vise à rapprocher géographiquement les équipes de développement de celles de la production (notamment en Asie). Reste à savoir si cette réorganisation signifiera un maintien ou un transfert de l’expertise électronique normande.
Retrouver de la rentabilité face à l’Asie
Ce plan social, qui vise une économie de 200 millions d’euros d’ici 2028, est justifié par la nécessité de raccourcir les cycles de mise sur le marché face à une concurrence asiatique agressive.
Pourtant, la situation financière du groupe semble paradoxale : si le chiffre d’affaires a légèrement reculé en 2025 (-1,2 %), le bénéfice net a progressé de 5,6 %. La direction invoque néanmoins une chute opérationnelle de 25 % pour légitimer cette cure d’austérité. Pour les salariés de la Manche, les prochains jours seront décisifs pour savoir si leur expertise en cartes électroniques sauvera le site de la coupe sombre.
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